« Bateau chaviré, navigateur disparu »

 

 

« Bateau chaviré, navigateur disparu », de tels titres de presse sont à éviter à tout prix  ! Les clubs, directeurs de comités de course et les navigateurs peuvent considérablement contribuer à empêcher de telles tragédies. En Suisse, une personne en moyenne meurt noyée chaque semaine dont 44 % dans un lac et 43 % dans un fleuve ou une rivière*. Les navigateurs et navigatrices sont donc aussi concernés.

 

Comment rendre une régate plus sûre ? Selon quels critères prendre une décision ? L’atelier sur la sécurité mis sur pied dans le cadre de la journée des Officiels, début février, était consacré à ces deux questions. Sous la direction de Kurt Frei, organisateur de la conférence et membre de la direction de Swiss Sailing, une soixantaine de fonctionnaires ont discuté des difficultés et des possibilités d’amélioration de la sécurité pendant les régates. Des entraînements de sécurité à l’achat de fusées de signalisation, les idées étaient nombreuses.

 

Plusieurs points ont fait l’unanimité. Dans chaque comité de course, il faut un chef de sécurité qui connaît et vérifie les moyens de sauvetage et instruit les participants. Lors du briefing des skippers, les régatiers doivent non seulement être informés sur le bulletin météo, mais également sur la position des installations d’avis de tempêtes, des ports où trouver refuge ainsi que des lieux de transfert des blessés. Enfin, un dispositif de sécurité ne doit pas s’arrêter une fois à terre, mais se poursuivre jusqu’à la prise en charge médicale des blessés.

 

Si un comité de course se trouve confronté au choix de repousser ou d’arrêter une régate, il doit prendre en compte plusieurs facteurs comme la série des bateaux et la catégorie d’âge des régatiers, les particularités locales et le nombre de bateaux à moteur à disposition. En outre, un deuxième avis est toujours bon à prendre.

 

*source : étude de la SSS menée à l’occasion de son jubilée en 2009