31e Bol d’Or Henri Lloyd du lac de Neuchâtel : technique et tactique

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Les prévisions n’annonçaient rien de bon la veille du départ, la pétole tant redoutée s’est bien posée, mais n’a pas duré.

Bol d'or 2On se souvient d’un Bol particulièrement lent en 2016, alors deux années de suite auraient été le fruit d’une malchance persistante. À 11 h au moment du départ, une petite bise a tout de même permis aux 75 équipages de s’élancer en direction de Neuchâtel. En tête de flotte, les M2 présents pour la première étape de leur championnat annuel, ont naturellement pris le leadership d’entrée de jeu. Christophe Péclard, le barreur de Satanas qui a franchi en tête la ligne d’arrivée explique : « C’était un Bol très tactique, avec beaucoup de bascules de vent, nous avons beaucoup manoeuvré, et pris tout ce qu’il y avait à prendre ». En effet, patience et ruse étaient de mise pour se faufiler entre les molles et à ce petit jeu Satanas, appartenant à Pascal Strubin, a sans conteste été le meilleur, parvenant au terme de la journée à franchir la ligne au rythme d’un escargot en pédalo. Derrière lui, on retrouve Swiss Medical Network et Teamwork.

Foiler ? Pas si easy

Une avant-première est aussi à souligner. Michel Vaucher a participé à la régate avec un second Swiss Medical Network, mais volant ! Il s’agit de l’Easy To Fly, qui, perché sur ses foils sur le retour de Neuchâtel, a impressionné par sa vitesse. En revanche, une fois les airs retombés, la machine de course n’a pas pu concurrencer les catamarans archimédiens et s’est classée 17e au scratch.

Du côté des monocoques on a également assisté à de belles batailles, notamment entre les deux Luthi F10, Furia et Autobritt Volvo. Au final, c’est le black Furia de Christian Biedermann qui s’impose sur la ligne pour 16 petites secondes. La Toucan d’Arnaud Jacopin est venu compléter le podium des monocoques en temps réel 45 minutes plus tard. Du côté du temps compensé, c’est Stéphane Saudan qui s’impose en TCF 1 & 2 à bord de son Luthi 870 Artémis et en TCF 3 & 4 c’est le Dolphin 81 Code Goéland de Rachel Erard qui l’emporte. Une bonne ambiance, une régate sujette à de nombreux rebondissement avec les bascules, les participants se sont déjà donné rendez-vous l’année prochaine.