ADAM MINOPRIO MET LA PRESSION SUR MATHIEU RICHARD POUR LE TITRE DU WMRT

Le champion en titre du World Match Racing Tour (WMRT) Adam Minoprio (NZL) sur ETNZ/Black Match Racing fait peser la pression sur l’actuel leader du championnat, Mathieu Richard (FRA) du French Match Racing Team, en affirmant que le Français n’abordera pas la Monsoon Cup en toute confiance cette semaine.

Adam Minoprio, qui a remporté la dernière épreuve du Tour en Malaisie l’année dernière pour ensuite décrocher le titre sur l’ensemble de la saison, pense que la défaite de Mathieu Richard dans la Sunseeker Australia Cup à Perth la semaine dernière pourrait avoir un effet négatif sur ses performances lors de cette régate décisive du championnat cette semaine.
 
« Les résultats à Perth la semaine dernière sont très intéressants », explique Minoprio, qui n’a pu lui-même participer à l’Australia Cup. « L’année dernière, nous avons battu Mathieu Richard 3-2 en quarts de finales et cela l’avait semble t’il déstabilisé pour la Monsoon Cup. Je ne crois pas qu’il soit très heureux d’avoir de nouveau perdu cette année contre une autre équipe néo-zélandaise ».
 
Adam Minoprio et Mathieu Richard comptent parmi les cinq prétendants au titre dans le Championnat du Monde ISAF de Match Racing, les trois autres étant Ben Ainslie (GBR) de TEAMORIGIN, , Torver Mirsky (AUS) du Mirsky Racing Team et le double champion Ian Williams (GBR) du Team GAC Pindar.
 
Face aux propos du skipper néo-zélandais, Mathieu Richard peut toutefois rétorquer que sa performance dans l’Australia Cup contre le vainqueur Phil Robertson (NZL) de WAKA Racing a été meilleure que celles de ses deux principaux rivaux du Championnat. Il s’est en effet incliné contre Roberston sur le score de 3-2, alors que le Néo-Zélandais a battu Ben Ainslie 3-1 en demi-finales et Ian Williams 3-0 en finale.
 
De son côté, Adam Minoprio, vainqueur de l’Australia Cup l’année dernière, pense que son absence de la compétition cette année ne le pénalisera pas. « Nous n’avons pas pu participer à l’Australia Cup car trois de mes équipiers étaient indisponibles. Mais quand je repense à l’année dernière, nous avions failli ne pas dépasser les qualifications de la Monsoon Cup alors que nous venions juste de gagner en Australie, donc cette victoire n’était pas si positive que cela ».  
 
« Normalement, on s’améliore au fil des épreuves. On aurait pu s’attendre à nous voir à notre meilleur niveau en arrivant ici, mais cela n’avait pas été le cas. Cette année, nous avons discuté de notre entraînement en vue de cette régate et nous nous sommes mis d’accord pour venir assez tôt et nous entraîner pendant deux journées complètes. Nous avons souvent navigué ici et nous connaissons bien le plan d’eau donc deux jours devraient suffire ».
Lors de ses deux précédentes participations à la Monsoon Cup, Adam Minoprio avait terminé second, puis premier. « Nous avons pas mal navigué ici. Nous sommes déjà venus sept fois et nous avons régaté sur ces bateaux à trois reprises à Perth, donc nous les connaissons bien ».
 
Le double vainqueur de la Monsoon Cup, spécialiste du plan d’eau de Pulau Duyong, Peter Gilmour (AUS) de YANMAR Racing pense lui aussi que Mathieu Richard pourrait être en difficulté cette semaine. « Il y a trois ou quatre semaines, j’aurais probablement dit que Mathieu Richard était le mieux placé pour la Monsoon Cup, mais après ce qui vient de se passer dans l’Australia Cup, les choses ont changé ».
 
« Mathieu Richard apprécie son équipe et c’est sur elle qu’il construit sa confiance. Je ne pense pas que les victoires ou les défaites aient une influence particulière sur ses résultats, mais sa sortie prématurée de l’Australia Cup va sans doute aider Ben, Torvar, Adam et le jeune Phil Robertson à reprendre espoir ».
 
Sur la préparation de sa propre équipe, Peter Gilmour ajoute : « Nous nous préparons tous différemment pour cette épreuve majeure. Chacun a son propre style et sa propre façon d’opérer. Certains aiment régater, d’autres comme YANMAR Racing préfèrent s’entraîner pendant quelques jours en équipe juste avant l’épreuve. C’est à chacun de choisir la préparation qui lui convient le mieux ».
 
 « En 2008, nous avions gagné à froid, alors que plusieurs grandes équipes avaient passé du temps à Perth à régater sur les Foundation 36… Nous naviguons sur ces bateaux construits à Perth depuis leur lancement en 1992-93 et nous aimons beaucoup cette régate. J’ai tendance à préférer les plus gros bateaux pour le travail d’équipe à bord. Je pense vraiment que le match-race est une affaire d’équipe. Je ne me considère pas du tout comme le meilleur barreur du monde, donc plus le bateau est difficile à mener en équipe, plus nous sommes compétitifs ».
 
A deux jours du premier flight de la Monsoon Cup, la tension commence à monter. Dix des douze skippers en compétition sont déjà sur place pour se préparer à la plus grande épreuve de match racing de l’année. Plus de 700 bénévoles sont impliqués dans l’organisation de cette régate et 300 personnes ont fait le déplacement des quatre coins du monde pour suivre l’événement.