Atout : Snim!

 

– Une édition qui s’annonce grandiose
– Une course de nuit à la carte
– Les régates à suivre sur l’eau, à terre et en virtuel

 

Dernière ligne droite pour les participants de la Snim qui convergent vers la cité phocéenne pour participer à la 46ème édition dont le premier coup de canon sera tiré sur l’eau vendredi 22, à partir de 15 heures. Alors que certains équipages ont commencé les entraînements dans les eaux de la rade de Marseille, la Société Nautique met la dernière main à une organisation qui gère plus de 80 bénévoles à terre et sur l’eau.

Une édition qui s’annonce grandiose

Faire naviguer sur le même plan d’eau régatiers professionnels de haut niveau et amateurs passionnés est une des caractéristiques de la Snim, et une des clés de sa réussite à travers les années.

Du côté des pro, la pression monte comme en témoigne les entrainements à bord de Near Miss « C’est comme une équipe de rubgy » commente François Brenac, qui assure le rôle de barreur de départ et de tacticien sur ce TP52 entièrement en carbone « Chacun a bien son rôle et les manœuvres ont besoin d’être répétées, comme des gammes. » Pour cet ancien équipier de la cellule arrière de l’America’s Cup, double champion du monde Isaf et auteur de plusieurs préparations olympiques, il s’agit de prendre en main ce monocoque de 16 mètres récemment racheté par le fondateur de la saga des Near Miss, Franck Noël, avec un équipage de haut niveau mais venant de divers horizons.

De son côté, Alain Fédensieu ne dit rien d’autre lorsqu’il témoigne de sa forte envie de venir régater à la Snim à bord de l’IMX 40 de Laurent Charmy S.L. Energies Renouvelables « Notre objectif est de participer au championnat de Méditerranée IRC et d’y faire un top 5 sur la saison, voire un podium. Nous sommes en pleine forme, hyper motivés et impatients comme des juniors ! ». Un enthousiasme qui en dit long de la part d’un régatier qui fit ses premières armes à la Snim en 1972 sur un dériveur et qui a connu toutes les places d’honneur au travers de ses différents embarquements. Aujourd’hui, lorsqu’il ne court pas lui même, Alain Fédensieu met tout son savoir au service des entrainements du Pôle Course de la Société Nautique.

La coupe, c’est aussi l’un des terrains de prédilection de Thierry Fouchier, le parrain de l’édition 2011. « Je mesure chaque jour combien j’ai de la chance d’avoir pu faire de ma passion mon métier » ajoute le seul Français qui a remporté la fameuse aiguière à bord du trimaran USA 17 en 2010 à Valencia « J’ai découvert la Snim avec mon père, qui y participait sur des bateaux célèbres à l’époque, comme « Tadorne ». J’ai fait mes classes dans la rade de Marseille et notamment lors de la Snim aux côtés de Jean Louis Amato, le vice-président de la Société Nautique, sur le Class 10  »Corcovado ». Cette expérience a certainement été un élément déclencheur dans ma carrière sportive. L’édition 2011 de la Snim est pour moi un retour aux sources et je suis impatient de pouvoir gouter à nouveau à cette ambiance unique qui entoure le pavillon flottant le matin avant de quitter les pontons ou le soir en rentrant. »

En face de l’élite de la voile française et internationale, l’ambiance est également électrique chez les amateurs éclairés et les passionnés qui viennent gouter aux joies de la régate et au plaisir de se frotter aux meilleurs.

C’est le cas d’Antonia Sarazal, une restauratrice Aixoise qui a engagé son petit bateau à la Snim pour la première année. Malgré un équipage particulièrement entrainé – elle navigue habituellement avec Jean-Paul Mouren qui est en ce moment même engagé dans la transat en solo Bénodet – Martinique -, elle sait que Calella, un Jeanneau de 1974 qu’elle a remis en état elle même, n’a aucune chance de victoire. Mais c’est un bonheur immense pour elle que de régater avec son équipage féminin à 50%.

Même enthousiasme dans l’équipage de Kertios. Ce plan Mauric a déjà remporté deux fois la Snim, mais c’était en 1973 et 1976. Quelle fierté pour Franck Bourriot – qui l’a entièrement restauré – que de l’aligner à nouveau l’étrave de ce valeureux coursier sur la ligne de départ de la Semaine Nautique, avec son équipage composé de ses collègues du bataillon des marins pompiers de Marseille.

Une course de nuit à la carte

Bernard Amiel, Président de la Société Nautique de Marseille, explique « Cette année, la commission sportive a décidé de renouer avec la tradition et de remettre au programme sportif une course de nuit sur le parcours Marseille – tour de Porquerolles – Marseille. Cette régate de nuit, qui avait été abandonnée il y a de nombreuses années, aura lieu le vendredi soir, le samedi soir ou le dimanche soir en fonction de la météo. Au final, c’est plus d’un tiers de la flotte qui est concerné par cette grande course. » Cette épreuve permettra notamment aux concurrents de la Classe 9.50, à l’honneur pour cette édition de la SNIM, d’exprimer leurs talents de coureurs au large sur une distance de près de 100 milles nautique.

Rappel : Comment suivre la Snim

A terre, grande nouveauté, les régates pourront être suivies en direct sur le site de la Nautique www.lanautique.com grâce au logiciel iSea3d. Un décalage de 10 mn a néanmoins été volontairement prévu pour éviter de donner des informations qui pourraient être mises à profit par les concurrents sur les plans d’eau. Des enregistrements pourront également permettre de « rejouer » des parties de la régate après que les équipages soient revenus à terre. A cet effet, une innovation devrait être particulièrement appréciée des concurrents : cette année, les salons de l’Espace Nautique seront mis à leur disposition après les courses, avec wifi et bar.

Sur l’eau, l’opération « Régate en Vue » menée en partenariat avec l’Office de la Mer est reconduite cette année et permettra au public marseillais d’embarquer gratuitement sur un bateau de grande capacité pour aller sur le plan d’eau à la rencontre des régatiers. Trois rotations sont prévues le samedi 23 avril : 11h30 – 13h – 14h30. Les sorties en mer seront de plus commentées. Seul impératif, s’inscrire au 04 91 90 93 93.