Au beau milieu de la meute

Bernard Stamm continue son petit jeu du chat et de la souris en se faufilant sans discontinuer au milieu de la flotte des Class40. Il était 18ème à midi et même si, en distance, Cheminées Poujoulat ne revient pas sur le leader, en classement, la remontée est significative. Le jeu continue…

 

 

Compliqué devant et c’est tant mieux !
Sans surprise, Cheminées Poujoulat remonte la flotte des Class40, une progression que Bernard relativise : «J’ai pu récupérer ceux qui avaient pris du retard, mais la suite risque d’être moins évidente et revenir sur la tête de course est pratiquement impossible, même si je m’y attelle évidemment ».

Un travail à plein temps pour Stamm qui se concentre sur sa table à cartes, tout en gardant un œil sur les réglages de Cheminées Poujoulat. «Ça va devenir de plus en plus dur, les conditions vont nous compliquer les choses ». En clair : Une dépression, des zones de transitions, de la molle et surtout une absence d’alizés. Si aujourd’hui Bernard navigue dans une météo de rêve, encore qu’il aimerait un peu plus d’air, les jours à venir auront une saveur un peu plus corsée. «Le vent va rentrer fort et de face bien-sûr. C’est reparti pour du près, penché… Mais c’est sympa parce que ça va être bien tordu ensuite et j’espère que ça le sera suffisamment pour qu’il reste des coups à tenter ». De quoi donner un coup d’accélérateur à la motivation de Bernard qui n’aime rien tant que la compétition, le jeu, la stratégie… « Le plaisir est intact » disait-il en début d’après midi.

Message du bord
«Aujourd’hui était un grand jour. Le premier avec du soleil. Et là, le
baromètre du moral remonte en flèche. Le corps doit être programmé pour être content avec les rayons du soleil. Le nôtre en tous les cas, peut-être pas celui des sous-mariniers, mais bon, il y a toujours des exceptions. Cette nuit, par contre, c’est un peu mouvementé. Il y a des grains tenaces qui changent, non pas trop leur force, mais de beaucoup la direction du vent. Ce qui m’oblige à manoeuvrer et régler constamment si je veux faire une route plus ou moins droite. Voilà, autrement, à bord tout se passe bien, plus aucun problème à signaler. Ah si, aujourd’hui, en pensant éteindre l’écran de l’ordinateur, pour sauver un peu de courant, j’ai coupé le jus de l’ordinateur lui-même ! Je lui ai tiré la prise avec tous les programmes en marche. Ensuite, il n’a plus voulu démarrer. Il a sûrement moyennement apprécié l’exercice. Puis une heure après, il a bien voulu repartir. Mystère et petite frayeur. Je vais y retourner, il faut que je change de voile à nouveau. Juste, pendant que j’y pense, un grand bravo à Franck, il a mené sa course de main de maître. Chapeau.»