Bertrand DELESNE s’adjuge la seconde de l’étape 2 Funchal-Salvador de Bahia

23.10.09

PROTOTYPES : BERTRAND DELESNE SECOND DE LA CHARENTE-MARITIME/BAHIA TRANSAT 6,50 2009  

Bertrand Delesne (Entreprendre Durablement) a coupé la ligne d’arrivée de la seconde étape de La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 jeudi 22 octobre à 17h47. Il a parcouru Funchal/Bahia en19 jours 02 heures et 45 minutes et 23 secondes à la vitesse de 6,85 nœuds de moyenne. 

Son avance sur Henri Paul Schipman à Funchal était de 2 heures 18 mn 52 sec., et lui permet de monter sur la seconde marche du podium de La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 

Son temps cumulé sur les deux étapes est 25 jours 03 heures et 07 minutes et 04 secondes à la vitesse moyenne de 7,08 nœuds. 

Déclaration de Bertrand Delesne : « Au Pot, j’ai su que c’était perdu »

Deuxième de l’étape à Bahia avec 27 secondes d’avance sur HP Schipman (Maison de l’Avenir Urbatys), deuxième du classement général, premier de la première étape à Funchal, Bertrand Delesne (Entreprendre Durablement) peut être satisfait de sa course : « Avec, bien sûr, un petit regret pour le général, mais ce sont les aléas de la course. »

Des aléas qui portent un nom : Pot au Noir : « J’ai raté sa traversée pour avoir été trop gourmand. Nous avons été quelques uns à faire de l’est. Je voulais passer vers le 28°ouest, avec HP, nous nous sommes retrouvés au 27°30. A ce moment là, j’ai parfois manqué de lucidité. D’autant que ma brûlure au pied (il s’était renversé de l’eau bouillante) m’a handicapé dès que je me mettais debout. J’ai pris pas mal d’anti – douleurs.

« En sortant du Pot, je savais que c’était fini. J’avais pensé « si tu as 40 milles de retard tout reste possible ». J’en avais 80. J’ai pourtant beaucoup barré, pour rattraper cette erreur. Je m’en suis voulu. Sur la fin j’ai été vraiment surpris de voir HP scotché. Je ne pensais pas le trouver là. Depuis quatre jours, je suis sous spi. A la barre. Mais j’avais 40 milles de retard sur Schipman, il y a deux jours. 

« Cependant, j’ai vécu une super aventure qui correspond à ce que j’étais venu chercher. Le bateau est neuf, ce sont huit mois de construction et huit mois de navigation. L’ensemble est positif. » 

PROTOTYPES : PAUL HENRI SCHIPMAN TROISIÈME À BAHIA

 IL PREND LA TROISIÈME PLACE DE LA CHARENTE-MARITIME/BAHIA TRANSAT 6,50 2009 

Paul Henri Schipman (Maison de l’avenir Urbatys) a quant à lui coupé la ligne d’arrivée de la seconde étape de La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 à 17h48. Il est battu sur la ligne par Bertrand Delesne pour 27 secondes!

Il a parcouru Funchal/Bahia en 19 jours 02 heures et 46 minutes et 10 secondes à la vitesse de 6,85 nœuds de moyenne.

Son temps de retard sur Bertrand Delesne (Entreprendre durablement) à Funchal était de 2 heures 18 mn 52 sec.  

Son temps cumulé sur les deux étapes est 25 jours 05 heures  26 minutes et 23 secondes à la vitesse moyenne de 7,06 nœuds.  

Déclaration de HP Shipman « Je me suis surpris moi-même« 

Franc, direct, posé, malgré la fatigue qui écrasait ses paupières, Henri Paul Schipman, l’homme qui s’est fait un surnom, « HP » pour désormais plus que les intimes, a dès le pied posé sur les pontons de Bahia, rendu hommage à ses devanciers, Thomas Ruyant et Bertrand Delesne : « Chapeau à Thomas, tu as été magnifique! » Et plus cavalier à l’égard de Delesne, « coupable », et c’est de bien bonne guerre, de l’avoir devancé pour la seconde place de l’étape exactement sur le fil de l’arrivée, avec 27 secondes d’avance ; « J’ai appelé Bertrand à l’entrée de la Baie, et je lui ai demandé en riant si, à défaut du podium, il me laissait la seconde place de l’étape!« . Privé de pilote depuis 24 heures, HP a dû puisé dans ses réserves déjà bien entamées et barrer jusqu’à l’arrivée.

Les yeux pleins des merveilles de sa longue route, Schipman dépeignait ensuite et en mots bien choisis l’éblouissement de son voyage, « ces îles à tomber par terre et qui donne le sens à notre vie… » Etonné de son voyage, et surpris de sa performance le « HP ». « Oui je me suis surpris! je savais que Thomas allait attaqué comme un fou, et que Bertrand ne lâcherait rien… mais d’avoir croisé et recroisé leurs routes en permanence m’a vraiment stupéfié. C’est que je dois avoir un bon bateau... » Confondant de modestie, le bizut monte sur la troisième marche du podium proto.