Bon départ… mais des retours à terre et des abandons

 Les infos à retenir :

– Bon départ à 11h14

– Jorg Riechers, premier proto et Jean-Marc Allaire, premier bateau de série à la bouée de dégagement

– Démâtage d’Aurélien Ducroz et de Jorge Maden Ruiz

– Abandons de David Raison sur son Magnum « révolutionnaire » et de Milan Kolacek.

– Retours au port pour Pascal Chombard de Lauwe, Fabienne Robin et Ryann Finn.

  Le départ de ce Mini Pavois a tenu ses engagements pour ce qui étaient des conditions sur l’eau : le flux de Nord/Nord-Est était bien présent et soufflait à 20 nœuds avec des rafales à 25/27 nœuds. Un ou deux ris dans la grand-voile pour les ministes avec solent arrisé devant (ndr, voile d’avant dont il est possible de diminuer la surface en prenant 1 ris comme une grand voile).

  Beau départ à 11h14 dans le sud-ouest de La Rochelle avec une bouée de dégagement mouillée à 2 milles dans le Nord de la ligne, juste au large du Port des Minimes. Au petit jeu des virements de bord, on retrouve rapidement quelques noms connus ou attendus… L’allemand Jorg Riechers (753 – Mare.de) vire en tête des protos, suivi quelques minutes plus tard par Sébastien Rogues (716 – Eole Génération GDF Suez) et Nicolas Boidevezi (719 – Groupe GDE). Trois noms qui mènent la ronde et sur lesquels il faudra compter… Pas trop étonnant de les voir et ce, dès le premier pointage ! On trouve également dans la foulée Thomas Normand (787 – Financière de l’Echiquier) sur son plan Manuard 2010 flambant neuf, Henri Patou (551 – Ecartip) et le tchèque Milan Kolacek (759 – Follow me). Les envois de petits spis et de codes 5 s’orchestrent tant bien que mal… Nicolas Boidevezi monte au mât, le bateau sous pilote pour dépatouiller un problème de drisse. Sébastien Rogues envoie le spi, chalute, affale, renvoie… Chaud !

Côté série, c’est Jean-Marc Allaire (464 – Baker Tilly – AG2R La Mondiale) qui mène la danse suivi de Xavier Macaire (472 – Starter). Impossible de ne pas penser à la « démonstration » de Xavier dans la première étape de La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 lorsqu’il tenait tête, avec Francisco Lobato, aux protos dans la brise au portant. Xavier aime ces conditions, cela se sent. Quelques départs au tas sont à constater dans l’axe du Pont de l’Ile de Ré où la mer devient plus formée et où le vent entre par grandes bouffées… Rien d’étonnant, mais les écarts après quelques milles de course sont déjà conséquents entre ceux qui savent qu’il va falloir cravacher pour taquiner le podium et ceux qui assurent…

 Démâtage, casses et retour au port…

On le sait : les conditions de brise sont toujours plus exigeantes et ce départ a connu son lot de problèmes techniques. Les plus douloureux sont incontestablement pour Aurélien Ducroz (417 – Nissan) qui démâte sur le parcours de prés. Aurélien a les ailes brisées, lui qui se présentait ici pour sa première course en solitaire… Le champion du monde de freeride est logiquement très déçu de voir cette aventure se terminer si vite. Coup dur également pour l’espagnol Jorge Maden Ruiz (636 – Casio G-Shock) qui a démâté également en faisant route vers La Rochelle pour solutionner un problème… Sale coup ! David Raison est également déçu de devoir jeter l’éponge avec son Magnum. Ce bateau qui vient incontestablement bousculer les idées reçues… Un fusible de safran a flanché et l’a obligé à revenir au port. Sur le retour, il abîme sa coque… David préfère se retirer, désolé… Retour au port également pour Milan Kolacek. Dans le groupe de tête, Milan a connu un problème de schnorkel (ndr, système qui permet de remplir les ballasts du bord) et l’eau a envahi entièrement son habitacle. Avec toute son électronique inondée et cette avarie importante, Milan doit se retirer de la course également. A noter également : Pascal Chombard de Lauwe (721 – Xanlite) qui a eu un problème de pilote l’obligeant à rentrer au port peu avant le départ,  Fabienne Robin (708 – Plume d’ange) qui est également rentrée au port pour des problèmes de pilote puis est repartie en course et Ryann Finn (252 – Myrna Minkoff) qui rentre également pour réparer des problèmes de pilote, bastaques et de lattes de grand voile.

 Rapidité conseillée… Il ne faudra pas lever le pied pendant les prochaines 24 heures si l’on veut se glisser dans le flux de Nord jusqu’à son essoufflement… En effet, si le vent portant va pousser les Minis 6,50 dans la bonne direction, ils devraient se heurter à une zone tampon à l’approche de Gijon (Asturies-Espagne). Du petit temps au menu où il faudra tirer son épingle du jeu au près dans du vent mou. Autant dire, que toutes ces premières heures sont importantes et qu’il faut profiter du flux portant pour avaler les milles, étraves déployées ! Inutile de dire que la nuit sera sur le même rythme avec de la barre, de la barre et encore de la barre. Peu conseillé de se reposer cette nuit pour les ministes s’ils veulent tirer le meilleur parti de leur bateau. Il va falloir optimiser les trajectoires, profiter des surfs et gagner des centièmes de vitesse en n’oubliant pas de changer les voiles à la volée. Code 5, petit spi, grand spi… Tout devrait y passer ! La nuit sera courte pour certains et bien longue pour d’autres…

  Ils en parlent avant le départ…

 Xavier Macaire (472 – Starter) : « Cela devrait aller assez vite… Ce sera une course en deux temps avec une zone plus compliquée à l’approche de l’Espagne. Mais cela va être bien, je la sens bien cette première étape ! Il est clair que la nuit ne va pas être reposante… ».

 Sébastien Rogues (716 – Eole Génération GDF Suez) : « Il va falloir bien glisser pendant la nuit. Cela semble moins compliquée qu’hier. Ce qui est clair, c’est que l’on va avoir froid cette nuit… J’ai pris des cagoules et des polaires en plus… ».

 Loïc Le Bras (579 – Cachaça) : « Les fichiers ont changé durant la nuit et maintenant il faut aller tout droit, le plus vite possible. C’est ensuite que cela se compliquera car le flux de Nord va tomber pour laisser place à une molle le long des côtes espagnoles. La première partie de course peut aller vite, ensuite cela risque d’être compliqué… »

 Timing :

  • – Départ mercredi 5 mai à 11h00
  • – ETA arrivée Gijon pour les premiers: jeudi 6 mai en début d’am
  • – Re départ Gijon: dimanche 9 mai à 12h00