BRAD VAN LIEW FAIT L’ACQUISITION D’UN ECO 60 A LA ROCHELLE

Le skipper américain va quitter La Rochelle pour traverser l’Atlantique et ramener son nouveau bateau à Charleston SC. Son but est de le préparer en vue du Défi Absolu en Solitaire !

Brad Van Liew franchit une étape supplémentaire dans la préparation de son troisième tour du monde en solitaire, cette fois à bord d’un monocoque Eco 60, dessiné et construit spécialement pour ce genre d’épreuves. L’Américain vient de racheter la semaine dernière le bateau qu’il juge le mieux adapté aux conditions extrêmes de la VELUX 5 OCEANS.

Ce bateau n’est autre que Pro-Form (ex-Whirlpool, ex-Tiscali) sur plan Marc Lombard, qui a notamment remporté la course du Fastnet en 1999 et a terminé second de la Transat Jacques Vabre la même année. Pro-Form a été construit en 1998 pour Catherine Chabaud avant d’être barré par Simone Bianchetti, puis Marc Thiercelin. Le 60 pieds est construit en carbone/Nomex, et doté de deux dérives et deux safrans, d’une quille pendulaire, d’un mât de 28 mètres pour un déplacement d’à peine 8,5 tonnes.
 
Brad Van Liew et son équipe technique s’apprêtent à convoyer le monocoque de la Rochelle en France, jusqu’à Charleston en Caroline du Sud aux États-Unis où il subira une remise à niveau complète pour le préparer avant le départ de la VELUX 5 OCEANS en octobre 2010.

« Ce bateau est une bête de course, un véritable pur-sang, et j’ai hâte d’apprendre à mieux le connaître dans les semaines à venir lors de notre traversée de l’Atlantique », a confié Brad Van Liew. « Vous ne pouvez même pas imaginer le nombre d’heures que j’ai passé pour trouver l’Eco 60 idéal. Je suis très heureux d’avoir acquis Pro-Form. C’est un bateau très léger, fiable et qui a tout ce qu’il faut pour participer à la VELUX 5 OCEANS 2010-11 ».

L’Atlantique en hiver

 
Quitter la France fin janvier pour s’élancer à travers l’Atlantique est toujours un défi, d’autant plus que l’hiver est particulièrement rigoureux cette année. La semaine dernière, l’équipe technique dégageait encore la neige du  pont. « Ce n’est pas très plaisant, mais le bateau vaut bien ça », affirme un des équipiers du skipper Américain Jeffery Wargo. « Et il a toujours l’air d’une fusée, même couvert de neige ! »
 
Le convoyage de La Rochelle à Charleston se fera par Madère pour plus de sécurité, soit un parcours total de 5 000 milles. Brad et son équipe descendront vers le sud jusqu’à ce qu’ils touchent les alizés pour ensuite mettre le cap à l’ouest vers Charleston en passant par les Antilles. L’équipage de Brad Van Liew est composé de Jeffery Wargo, du rochelais Jean-Christophe Caso, spécialiste des Open 60 et Dr Kevin Hogan.
 
Hydrogénérateur et Objectif « Zéro Émission »

Deux nouveaux hydrogénérateurs ont été installés à bord pour le convoyage à travers l’Atlantique et seront testés pour être utilisés pendant la VELUX 5 OCEANS. Ces deux appareils sont conçus pour offrir un rendement et une efficacité maximale pour un minimum de traînée. Si les tests sur les hydrogénérateurs, sur les panneaux solaires et sur les générateurs éoliens s’avèrent convaincants, Brad Van Liew espère atteindre l’objectif qu’il s’est fixé : faire le tour du monde sans avoir recours à une seule goutte d’énergie fossile. « J’ai la chance d’avoir des liens très étroits avec quelques grands projets Open 60 français », confie Brad Van Liew. « Ces hommes réfléchissent à leur bateau pendant des années et nous sommes impatients de tester les technologies sur lesquelles ils se sont penchés ». L’équipier à terre Jean-Christophe Caso travaille depuis longtemps sur des Open 60 et il a joué un rôle déterminant dans l’association du programme Watt and Sea ((www.wattandsea.com) à la campagne de Brad Van Liew visant à intégrer et à tester ces sources innovantes d’apport en énergie.
 
Classe Eco 60

Pour sa nouvelle campagne océanique, Brad Van Liew a choisi la Classe Eco 60 et il est pour l’instant le seul concurrent Américain inscrit dans cette catégorie. La Classe Eco 60 redonne une nouvelle vie à l’ancienne génération des Open 60. La jauge impose des règles strictes qui mettent l’accent sur l’utilisation des énergies renouvelables à bord et récompensent  les skippers soutenant les notions de durabilité et de protection de l’environnement. Le concept a été créé par les organisateurs de la course, Clipper Ventures, afin de proposer une alternative à la toute dernière génération de 60 pieds Open devenus extrêmement coûteux et consommateurs d’énergie fossile. Les bateaux inscrits dans la catégorie Eco 60 doivent avoir été construits avant le 1er janvier 2003.  
 
Partenaire principal

Financer un projet de course océanique est pour beaucoup une tâche difficile et les mois qui précèdent le départ sont souvent plus éprouvants que le tour du monde lui-même. Brad Van Liew a déjà fait ses preuves en matière de partenariats. Ses précédentes campagnes avec Balance Bar et Tommy Hilfiger ont généré des retombées marketing importantes notamment en termes de relations publiques et de visibilité de la marque. Grâce à son aisance face aux journaliste et à sa capacité à communiquer, Brad a toujours assuré à ses partenaires des retombées médiatiques qui dépassaient leurs attentes. « Nous avons heureusement réuni un capital de base qui nous permet de démarrer le projet », explique Brad Van Liew »mais nous cherchons encore le partenaire commercial qui voudra nous accompagner en tant que sponsor titre et profiter de tous les bénéfices que nous avons à lui offrir ». Le skipper américain espère tirer profit de ses précédentes expériences avec Tommy Hilfiger, Balance Barn Panasonic, Nextel et Honeywell.
 
Troisième participation

Brad Van Liew s’est fait un nom en participant à l’édition 1998-99 de la course à bord de Balance Bar et en envoyant des récits poignants de son aventure dans les Mers du Sud, qui furent suivis par des millions de lecteurs. En 2002-03 il est revenu avec Tommy Hilfiger Freedom America et a remporté la course en Classe II, après avoir terminé chaque étape en tête. Une fois de plus, les fans de la course suivirent avec passion les récits envoyés par Brad tout au long de son périple, ce qui lui permit notamment d’attirer l’attention des médias Américains.