ça casse…

BT déclenche sa balise de détresse (opération de sauvetage en cours) alors que qu’une avarie est signalée à bord d’Artemis (Sam Davies et Sidney Gavignet prévoient l’escale technique)

A environ 10:20 GMT ce matin, BT a déclenché sa balise de détresse après avoir constaté des dégâts majeurs au terme d’une nuit particulièrement difficile en raison des conditions de mer déchaînées et des rafales à 60 nœuds. Les navigateurs sont en contact régulier avec Jean Maurel, directeur de course de la Transat Jacques Vabre

Le roof de BT est arraché et les hommes font état d’un monocoque rempli d’eau aux deux tiers. Le MRCC coordonne les opérations avec la Direction de course et l’équipe technique de BT, de manière à assurer 
le sauvetage des skippers. Ces derniers ont préparé tout le matériel de sécurité (tps et radeau de survie) et attendent les secours, sachant que des cargos et une ressource aéronautique sont dans le périmètre. Le MRCC Falmouth a confirmé que le RCC des Açores venait d’envoyer un hélicoptère et un navire de la Marine sur zone, tout en diffusant une alerte par satellite à tous les navires susceptibles de porter assistance.
BT est actuellement 210 milles au Nord des Açores, par 42 10º N – 27  50º W.=

Les conditions tempétueuses (plus de 55 noeuds de vent pendant la nuit) ont causé des avaries supplémentaires sur Artemis Ocean Racing. Sam  a appelé l¹équipe à terre à 10h00 UTC ce matin et raconte: « Nous avons perdu une latte de grande voile (la troisième), elle a été littéralement éjectée de la voile, la broche du troisième ris sur la bôme s’est décrochée et notre appareil Iridium ne marche plus. Soit il est inondé, soit ce sont les chocs du bateau dans les vagues qui l’ont endommagé. » Aucune de ces avaries ne force à l’abandon, mais la perte de la latte aura des conséquences négatives sur la performance du bateau. Avec encore plus de 75% du parcours devant eux, Sam et Sidney prévoient une escale technique. Le choix se fera entre les Açores, à 300 milles nautiques au près et Madère, à 400 milles nautiques au sud-ouest, avec des meilleures conditions mais plus loin du tracé de course optimal. Il a également été confirmé que Veolia Environnement (Roland Jourdain et Jean-Luc Nelias) font également route vers les Açores afin d’essayer de réparer une avarie de rail de grand voile, la même qu’a subi Brit Air et qui a signifié leur abandon dans les premiers jours de course. Davantage de détails seront dévoilés une fois que les skippers d¹Artemis et leur équipe à terre auront réfléchi à toutes les alternatives.