Conditions de rêve pour les régates d’entraînement

Les 12 équipages engagés dans le St. Moritz Match Race, étape du World Match Racing Tour, ont pu profiter d’une journée exceptionnelle pour se familiariser avec le plan d’eau et jauger leurs concurrents

 

St. Moritz, le premier septembre 2009 – La Maloja n’a pas manqué son rendez-vous ce matin. À 10h30 précises, les premières risées du fameux thermique se sont posées sur lac de St. Moritz. Le vent est ensuite monté aux alentours de 15-20 nœuds et à soufflé régulièrement tout l’après midi. Les 12 équipages présents ont ainsi pu profiter d’une journée exceptionnelle pour les régates d’entraînement du St. Moritz Match Race.

 

Christian Scherrer, président du Comité d’Organisation relâche enfin le stress accumulé ces derniers jours en regardant les équipages sortir sur l’eau. «C’est un vrai challenge d’organiser une compétition de ce niveau sur un plan d’eau sans infrastructure dédiée aux lestés». Les six blu26 ainsi que les canots moteurs ont en effet été amenés depuis diverses régions de Suisse spécifiquement pour l’événement. La tribune et la tente destinés à l’accueil des invités sont également montées pour l’occasion, impliquant de gros travaux préparatoires. Particulièrement dans une région de montagne comme l’Engadine.

 

En milieu de matinée, pendant que les équipages occupaient le PC course pour la traditionnelle pesée – le poids maximum étant de 350 kilos pour l’ensemble de l’équipage – ainsi que pour régler la partie administrative de leurs inscriptions, les techniciens du St. Moritz Match Race procédaient aux derniers réglages des six blu26 pour que les voiliers soient disponibles à 11h précise, heure du premier entraînement. Les six équipages restés à terre ont pendant ce temps eu l’occasion d’observer leurs futurs adversaires depuis la tribune en attendant leur tour, prévu à 14h. Chaque équipe a finalement disposé de 3 heures pour prendre le bateau en main et acquérir quelques repères sur le plan d’eau.

 

En choisissant de courir un round robin complet, ce qui implique que chaque équipage doit affronter tous les autres concurrents, les organisateurs vont devoir faire partir 66 matches répartis en 22 flights (séries de trois départs durant laquelle les six voiliers tournent sur le parcours) avant vendredi soir. La météo à venir n’est pas aussi radieuse que cette première journée d’entraînement et les participants du St. Moritz Match Race risquent bien de devoir sortir leurs habits chauds avant un hypothétique retour du beau temps en fin de semaine.

 

Pour la première fois cette année, les bateaux seront équipés de balises GPS qui permettront aux internautes de suivre les régates en live ou de revenir dessus pour analyser les différentes phases des matches. Le système devrait être opérationnel dès demain à 11h pour les premiers matches. Il sera amélioré tout au long de la semaine.

  Ils ont dit :  

–          Johnie Berntsson, 9ème au classement mondial ISAF, première participation au St. Moritz Match Race : «C’est la deuxième fois que nous participons à un Match Race sur un lac, et c’est vraiment plaisant. Nous ne nous attendions pas à un tel contexte, c’est vraiment exceptionnel. Ce plan d’eau est incroyable. En plus, 8 des 10 meilleurs match-racers du moment sont présents ; les compétitions s’annoncent difficiles. Il est impossible de faire un pronostique car le niveau est particulièrement homogène.»

 

–          Yaji Yasuhiro (Equipier de Peter Gilmour), première participation au St. Moritz Match Race : «Cet endroit est vraiment inhabituel pour disputer un match race. Les parcours sont très courts, le plan d’eau est petit et le décor est magnifique. À côté de ça, le bateau est très compétitif. Nous constituons probablement l’équipage le plus âgé de la régate, avec une moyenne autour de 40 ans. Il s’agit du coup d’un challenge particulier pour nous.»

photos: Loris von Siebenthal

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