Courir pour le pays

Photos ©Sailing Energy/World Sailing

Ils tentent de qualifier la Suisse, à Aarhus (Danemark) ou à Saint-Pétersbourg, pour les JO ou pour la finale de la Sailing Champions League, pour le meilleur et pour le pire. À ce niveau, toutes les places sont chères et les navigateurs suisses ont bataillé pour offrir à la nation les meilleures places, parfois avec brio et avec quelques déceptions.

1500 navigateurs représentant plus de 100 pays se partagent le plan d’eau des championnats du monde centralisés d’Aarhus. Si nos navigateurs sont des habitués des rendez-vous de haut niveau, l’effervescence qui règne aussi bien sur le bassin qu’à terre ajoute une dose de pression supplémentaire. Certains s’en nourrissent, alors que d’autres calent face à ce rendez-vous de la plus haute importance permettant de qualifier la nation pour les prochaines olympiades de Tokyo.

Tilt impérial

Au premier rang des performances brillantes, on retrouve celle de Sebastien Schneiter et de Lucien Cujean en 49er qui peuvent espérer une qualification pour la Medal Race qui se disputera samedi. Pour obtenir leur billet pour Tokyo, il leur faudra faire entrer la Suisse dans le top 8 des nations. L’objectif semble plus que jamais atteignable.

Gravitant pour l’heure autour de la 10e place en 470 Femmes, Linda Fahrni et Maja Siegenthaler peuvent également espérer une qualification. Il leur faudra faire rentrer la Suisse dans le quota des huit premières nations, et sachant que certains pays sont parfois doublement représentés dans le haut du tableau, leurs chances de décrocher le sésame sont réelles. Même chose pour Kilian Wagen et Grégoire Siegwart en 470 Hommes après une fantastique journée mardi avec une victoire de manche qui les a propulsés à la 12e place… eux aussi devront faire rentrer la Suisse dans les huit premiers pays. Pour les autres, l’inflation des points semble éloigner les possibilités de qualification, mais de beaux coups d’éclats sont à souligner et permettent de continuer à bâtir de solides espoirs en vue de qualifications lors des prochains rendez-vous mondiaux et européens. Ainsi, Mateo Sanz Lanz enregistre une performance quelque peu décevante après les conditions musclées du dimanche, mais fait partie des meilleurs de la flotte lorsque le vent mollit. Pour Eliot Merceron en Laser, la lutte est acharnée, mais peu de marge d’erreur et permise et il faudra encore monter d’un cran pour faire entrer la Suisse au JO malgré sa qualification en Gold Fleet. En Laser Radial, Maud Jayet ne passe pas très loin du but avec de très belles places, 4e et 6e,et des résultats en dents de scie, mais elle peut néanmoins espérer arracher un ticket car le large quota de 18 places le permet.

Carnage sur la Neva

carnage-sur-la-neva-edit2En passant la mer Baltique et en remontant la Neva, faisons un crochet par Saint-Pétersbourg ou se déroulait la seconde demi-finale de la Sailing Champions League. Parmi les représentants suisses, seule la Société Nautique de Genève est parvenue à valider son ticket en accrochant une solide  6e place dans des conditions de vent et de courant très intenses, occasionnant des nombreuses collisions et son lot de voiles déchirées. Fait marquant, le comité de course a décidé d’interdire l’utilisation des spis lors de la dernière manche. La SNG rejoint ainsi les Regattaclub Oberhofen et Bodensee déjà qualifiés lors de 1re demi-finale organisée à Porto Cervo. La Suisse pourra donc compter sur trois porte-drapeaux lors de la finale qui se déroulera à domicile, à Saint-Moritz, du 30 août au 2 septembre… Hopp Schwiiz !