Courte avance pour Brad van Liew

 

Le skipper Américain est en tête de la flotte.

Le leader de la course est talonné par Gutek et Hatfield en ce début de troisième étape

Depuis qu’ils ont quitté Wellington dimanche, les concurrents de la VELUX 5 OCEANS engrangent les milles. Le fort coup de vent du départ dans le Détroit de Cook a laissé place à des conditions plus modérées permettant aux bateaux de progresser rapidement et assez sereinement vers les cinquantièmes.

« Ce début d’étape est définitivement meilleur que le précédent », confie Brad Van Liew. « J’espère que tout se passera bien jusqu’au Cap Horn, qui est toujours un endroit difficile, mais pour l’instant ça se présente bien. Tout le monde a l’air de prendre du plaisir au sein de cette flotte. Nous ne sommes que quatre mais la course est très disputée entre nous. Nous ne sommes jamais très loin les uns des autres. C’est vraiment sympa ».

Au classement ce midi, le skipper Américain, qui a remporté les deux premières étapes du tour du monde, est en tête de la flotte sur Le Pingouin. Mais son avance sur Zbigniew Gutkowski est d’à peine 15 milles et Derek Hatfield est lui aussi dans son sillage. A la vacation de ce matin, Brad ne manquait pas de commenter ce début de parcours passionnant.

« Les quelques heures qui ont suivi le départ ont été particulièrement intéressantes. Nous étions tous très serrés. Gutek et moi étions d’ailleurs si près l’un de l’autre au coucher du soleil que nous pouvions nous parler de vive voix. A un moment, j’ai été ralenti dans un trou d’air et j’ai du faire marche arrière pour m’en sortir et Gutek a du changer de cap pour éviter de me rentrer dedans. C’est un début d’étape très disputé et si la météo est avec nous, cela pourrait aussi être une étape très rapide ».

Mais la route est longue jusqu’à Punta del Este en Uruguay, et l’Américain, qui participe pour la troisième fois à cette course autour du monde avec escales, ne garde pas que des bons souvenirs de cette traversée du Pacifique Sud. « On a toujours une certaine appréhension sur cette étape. Derek et moi avons déjà vécu des moments difficiles au Cap Horn. J’ai failli tout y laisser en 1998 pendant Around Alone, dans la pire tempête que j’ai jamais connue. Et Derek a chaviré au Cap Horn en 2002. Ceux qui pensent pouvoir naviguer ici et conquérir facilement le Horn se trompent. La vérité c’est que dans cette étape, on progresse comme on peut en essayant de garder la meilleure vitesse possible. Pour naviguer ici, il faut en demander la permission. On ne peut pas se permettre d’être exigeant ».

Un peu plus loin, en quatrième position, le Britannique Chris Stanmore-Major reste dans le jeu, mais il a perdu du terrain suite à un problème de voile d’avant. Il expliquait ce matin être monté dans le mât trois fois en deux jours : « la réparation faite sur la trinquette à Wellington n’a pas tenu. Elle a même lâché dès le départ, c’est pour cela que je naviguais sous-toilé. J’ai passé toute la journée d’hier sur le pont à recoudre et recoller. Heureusement, j’ai assez de matériel à bord, car je me voyais mal continuer dans les Mers du Sud sans cette trinquette. J’ai maintenant retrouvé une vitesse optimale et les conditions sont plus clémentes. Je vais essayer de rattraper les autres ».

La VELUX 5 OCEANS est une course autour du monde à la voile en solitaire avec escales, organisée par Clipper Ventures PLC. La flotte est partie de La Rochelle en octobre 2010 et a déjà fait escale à Cape Town en Afrique du Sud et à Wellington en Nouvelle-Zélande. Elle est actuellement en mer dans la troisième étape vers Punta del Este en Uruguay, puis elle rejoindra Charleston aux Etats-Unis avant le dernier sprint qui les ramènera en France à La Rochelle. La VELUX 5 OCEANS 2010/2011 est la huitième édition de ce tour du monde qui se court tous les quatre ans depuis 28 ans.