Début d’étape en douceur

 

Brad Van Liew mène la danse après 48 heures de course en direction de Charleston

 

Ils ont quitté Punta del Esta (Uruguay) il y a deux jours et pour l’instant, les skippers de la VELUX 5 OCEANS bénéficient de conditions particulièrement agréables dans cette quatrième étape du tour du monde en solitaire. Les tempêtes et le froid des Mers du Sud sont définitivement dans leur sillage. Place désormais au soleil, à la mer plate et à la brise régulière.

Au relevé de 12h00 UTC (14h00 heure française), 40 milles seulement séparaient les quatre Eco 60, qui naviguent actuellement au large de Porto Allegre au Brésil. L’Américain Brad Van liew sur l’Eco 60 Le Pingouin est en tête, avec 10 milles d’avance sur le Canadien Derek Hatfield. Le Polonais Zbigniew ‘Gutek’ Gutkowski, qui avait pris le meilleur départ dimanche, est troisième, suivi de très près par Chris Stanmore-Major.

Le Britannique a lui aussi mené la flotte pendant plusieurs heures après le départ. A bord de Spartan, il a aujourd’hui choisi une route plus ouest que ses adversaires, plus près de la côte et s’il figure en quatrième position au dernier classement, on note qu’il affiche la vitesse la plus élevée sur la dernière heure, avec une moyenne de 13,6 nœuds.

« Quel temps magnifique pour naviguer. Et quel changement après le Sud, si sombre, si froid et si triste », déclarait-il ce matin à la vacation radio. « Ces dernières 24 heures, nous avons progressé sur une mer très plate avec un vent assez soutenu, c’est vraiment agréable. Je reprends mes marques à bord et je suis heureux d’être en mer ».

« Les bateaux sont très proches les uns des autres pour l’instant et je crois que nous allons assister à de nombreux changements de classement. Les conditions sont stables depuis que nous avons quitté Punta. J’ai fait un virement après la première bouée et je suis toujours sur le même bord. Ce sera beaucoup plus tactique quand le vent va faiblir au large du Cabo Frio, puis dans le Pot au Noir. Brad a pris un peu d’avance, mais ce n’est pas un problème. La route est encore longue ».

Cette quatrième étape de 5700 milles vers Charleston sera probablement l’une des plus tactiques de ce tour du monde car les marins devront négocier l’anticyclone de Sainte-Hélène avant de traverser une nouvelle fois le Pot au Noir. C’est seulement une fois revenus dans l’hémisphère nord, qu’ils pourront reprendre ‘l’autoroute’ des alizés qui les mènera jusqu’aux Etats-Unis.