Démarrage mouvementé

14 novembre 2010, Dubaï – Les Kiwis percutent les Italiens, les Franco-Allemands échouent face aux Américains : de l’action et de la compétition pour le premier jour du Louis Vuitton Trophy

C’est parti, et de quelle manière ! Six matchs disputés aujourd’hui dans un vent thermique de 10 à 15 nœuds, et une collision entre Emirates Team New Zealand et Mascalzone Latino Audi. Régleur à bord du bateau italien, le Français Thierry Fouchier raconte l’incident. « A la première marque au vent, nous avons estimé qu’ils pouvaient se placer entre notre bateau et la bouée. Eux ont choisi d’abattre derrière nous. Ils sont passés trop près et leur tangon a perforé notre flanc arrière droit. Pas très grave, mais c’est dommage de casser les bateaux. »

Bilan des courses : un tangon cassé pour NZL 92 et un trou d’une dizaine de centimètres pour NZL 84. Les bateaux kiwis ont immédiatement été pris en charge par les équipes techniques. Les mains dans la résine, les préparateurs s’agitent pour que tout soit réparé demain matin.

Quant aux Italiens et aux Néo-Zélandais, ils payent le prix de cette collision en perdant respectivement un point et un demi-point suite à une décision des arbitres. La direction de course avait mis en garde les coureurs avant le début de la régate : tout doit être fait pour éviter le contact. 


Journée tout aussi infructueuse pour All4One, qui perd à deux reprises contre BMW ORACLE Racing. Sébastien Col, Jochen Schümann et leurs équipiers écopent d’abord d’une pénalité pour refus de priorité. Puis les Franco-Allemands perdent un duel mené avec brio par l’Australien James Spithill, barreur de BMW ORACLE. En grande forme, le vainqueur de la dernière America’s Cup mène ce soir le classement provisoire grâce à ses deux victoires.

Pour suivre la course, rendez-vous sur le site de l’épreuve, www.louisvuittontrophy.com. Les matchs sont retransmis en direct : caméras embarquées, couverture 3D assurée par VirtualEye et commentaires de Peter Lester et Martin Tasker. Pas de départ avant 12 heures, heure locale (9 heures, heure française). Les heures de départ et les conditions de navigation sont retransmises sur le site de la course.  

Le Louis Vuitton Trophy de Dubaï se déroule sous le parrainage du Cheikh Ahmed Bin Saeed Al Maktoum, président d’Emirates Airline et principal sponsor de l’événement.

Classement provisoire

1.   BMW ORACLE Racing, 2-0, 2 pts
=2.  Artemis Racing, 1-1, 1 pt
=2.  Synergy Russian Sailing Team, 1-1, 1 pt
4.  Emirates Team New Zealand, 1-1, 0.5 pts *
5.  Mascalzone Latino Audi Team, 1-1, 0 pts *
6.  All4One, 0-2, 0 pts   

* Point déduit après décision des arbitres

Flight 1, Match 1 – Mascalzone Latino Audi bat Emirates Team New Zealand, 00:35

Huit à dix nœuds de vent de secteur Nord-Est, temps ensoleillé. 13 heures : bon départ ! Mascalzone coupe la ligne sous le vent d’ETNZ. Dean Barker, le skipper néo-zélandais, est contraint de virer et part bâbord amure vers la droite du plan d’eau. A la barre du bateau italien, Gavin Brady contrôle son adversaire et creuse son avance. Il enroule chaque marque en tête et remporte ce premier match malgré une menace des Kiwis sur le premier bord de spi.

Flight 1, Match 2 – Artemis Racing bat Synergy Russian Sailing Team, 00:30
Dix nœuds de vent, secteur Nord-Est. Match joué avant le départ ! Cameron Appleton, le nouveau barreur d’Artemis, pousse Synergy au dessus du bateau comité. Mais Francesco Bruni, lui aussi nouvellement installé à la barre de Synergy, choisit de se glisser entre son adversaire et le bateau comité. L’initiative est refusée par les arbitres qui déroulent le pavillon rouge exigeant un tour immédiat. Le bateau suédois prend la tête et gagne confortablement, 122 mètres devant les Russes.

Flight 2, Match 1 – Emirates Team New Zealand bat Mascalzone Latino Audi, abandon

Une petite quinzaine de nœuds de vent, secteur Nord-Est. Ce duel-là tourne mal à la première marque au vent. Après un bon départ, Dean Barker contrôle Gavin Brady sur le premier bord de près. Les Kiwis ne lâchent rien et poussent les Italiens au dessus de la bouée avant de revenir. Brady contre-attaque et se retrouve quasiment face au vent. Il ne peut pas virer mais considère qu’il y a assez d’eau pour ETNZ. Ni les Néo-Zélandais, qui abattent pour passer derrière eux, ni les arbitres, qui les pénalisent, ne sont d’accord avec cette décision. C’est là que le tangon de spi d’ETNZ perfore le bordé tribord de Mascalzone. Les arbitres donnent une nouvelle pénalité aux Italiens. Quelques minutes plus tard, les équipes techniques demandent à Mascalzone d’abandonner pour que l’avarie ne s’aggrave pas.

Flight 2, Match 2 : Synergy Russian Sailing Team bat Artemis Racing, 00:31

15 nœuds de vent de secteur Nord. Les deux bateaux se battent pour la droite au départ ; Artemis l’obtient. A mi-parcours du premier bord, Synergy réussit à revenir et enroule la bouée au vent 11 secondes devant les Suédois. Les Russes protègent leur position pour finir avec 31 secondes d’avance.

Flight 3, Match 1 – BMW ORACLE Racing bat All4One, 00:17

15 nœuds de vent de secteur Nord. A la barre d’All4One, Sébastien Col tente de se glisser derrière son adversaire pendant la séquence de pré-départ. L’étrave franco-allemande fait alors sauter la baguette de sécurité rattachée au tableau arrière de BMW ORACLE. Pénalité pour All4One qui coupe la ligne en seconde position. Col s’obstine, son tacticien John Cutler ne lâche rien et ils réussissent à réduire leur retard à sept secondes après un bord de spi réussi. Mais les Américains s’échappent sur le deuxième près et marquent leur premier point.

Flight 4, Match 1 – BMW ORACLE Racing bat All4One, 00:24

15 nœuds de vent de secteur Nord, luminosité décroissante. James Spithill et ses hommes contrôlent le départ pour obtenir la droite tandis qu’All4One part bien lancé sous le vent. L’écart entre BMW ORACLE et eux est faible – un mètre à peine – mais All4One se retrouve coincé sous la layline à l’approche de la première marque. BMW ORACLE passe en tête et ne cesse de creuser son avance.