Emirates Team New Zealand vainqueur du Louis Vuitton Trophy de Dubaï

Deux à zéro ! La victoire d’Emirates Team New Zealand est magistrale. Dans les eaux du golfe Persique, les hommes de Dean Barker et de Grant Dalton ont triomphé de BMW ORACLE, adversaire pourtant difficile. Ils ont d’abord piégé James Spithill, pénalisé avant le premier départ. Et l’ont distancé avec insolence lors de la deuxième manche – une minute et 37 secondes d’avance sur la ligne d’arrivée.

« C’est une victoire très spéciale, » sourit Barker au moment où Yves Carcelle, président de Louis Vuitton, monte à bord pour le féliciter. « Nous avons vécu des évènements exceptionnels avec Louis Vuitton. C’était aussi la dernière course des Class America et nous voulions absolument la gagner. »

Spithil, beau perdant, s’incline lui-même devant les vainqueurs. « Bravo à eux ! Ce sont de solides concurrents, ils ont très bien régaté. Nous ne pouvons que leur tirer notre chapeau. »

Mais quel est leur secret ? ETNZ a dominé les Louis Vuitton Trophy en remportant d’abord les Louis Vuitton Pacific Series en 2009 à Auckland, puis, cette année, les épreuves d’Auckland et de La Maddalena. « C’est un ensemble : la cellule arrière avec notre tacticien Ray Davies et notre navigateur Jules Salter, le bon travail de nos équipiers sur le pont et sur la plage avant. C’est un vrai honneur d’appartenir à cette équipe, » avoue Barker.

Mais c’est encore Dalton, l’emblématique manager kiwi, qui décrit le mieux la force de son équipage. « Chacun d’entre nous partage la même façon de faire, la même culture. C’est une équipe sérieuse, sans frivolités. On n’y dépense pas cent dollars sans une note écrite de ma main et, d’une certaine manière, ça consolide notre groupe. Nous sommes fiers de représenter la Nouvelle-Zélande – tous les marins sont néo-zélandais, exception faite de deux Australiens – et nous nous entendons très bien. Nous avons construit cette relation au fil du temps et nous conserverons cette philosophie dans nos projets futurs. »

La journée a commencé par un hommage aux Class America, supports de la Cup depuis vingt ans, et se termine par l’annonce d’un partenariat renouvelé entre Louis Vuitton et l’America’s Cup.

« Nous sommes ravis d’annoncer aujourd’hui le prolongement d’un partenariat de trente ans avec l’America’s Cup. Nous avons rencontré l’équipe à plusieurs reprises et sommes convaincus que cette 34e édition sera l’une des meilleures, »
a affirmé Yves Carcelle.

Classement provisoire

1. Emirates Team New Zealand
2. BMW ORACLE Racing
3. Mascalzone Latino Audi
4. All4One    
5. Synergy
6. Artemis

Match 1 – Emirates Team New Zealand bat BMW ORACLE Racing, 00:17
Dix nœuds de secteur Nord – Ouest. Les Kiwis attaquent très fort dès le pré-départ en s’écartant brusquement après un dial-up. Leur tableau arrière frôle le bordé bâbord de BMW ORACLE et les Américains, non prioritaires, sont pénalisés. Sur le premier près, James Spithill part à droite du plan d’eau et se défend bien face aux attaques néo-zélandaises … Jusqu’à la marque au vent où Dean Barker réussit à se glisser à l’intérieur. Sur le second près, Spithill profite d’une avance de 150 mètres pour tourner et exécuter sa pénalité. Mais Barker se glisse une nouvelle fois à l’intérieur à la bouée. ORACLE mène de justesse sous spi quand, coup fatal, les Kiwis empannent et profitent d’une bascule pour le dépasser.

Match 2 – Emirates Team New Zealand bat BMW ORACLE Racing, 01:37

ETNZ part à la bouée, ORACLE à droite. L’option des Américains est la bonne puisqu’ils mènent de onze secondes au vent. Mais un spinnaker déchiré lors de l’envoi les pénalise. Sans compter que les Kiwis touchent de la pression … Ils croisent loin devant dès le premier portant, contrôlent leur adversaire et jouent les bascules de vent jusqu’à l’arrivée, 350 mètres devant ORACLE. La finale se jouait en deux points gagnants et ETNZ remporte le Louis Vuitton Trophy de Dubaï