En file indienne !

Pas de vent, trop de vent ! La météo a offert des heures extrêmes aux concurrents de cette Barcelona World Race. Depuis ce week-end, il semble que les éléments s’apaisent et offrent à Groupe Bel des conditions sportives mais maniables, des conditions enfin dignes de l’Indien. Du portant, de jolis surfs, de quoi réjouir Kito qui découvre enfin le Grand Sud sous son meilleur apparat. Dans plus de 20 noeuds d’Ouest, les deux compères repartent de plus belle à la poursuite d’Estrella Damm qui a pris son envol 110 milles devant leur étrave. Quatrième à 915 milles de Virbac-Paprec 3, Kito et Seb connaissent le potentiel de leur monture et c’est en mode « tout dessus » qu’ils attaquent cette 6ème semaine de course. Seule petite ombre au tableau, un « coup » au coccyx pour Seb dimanche lors d’un envoi de spi.
Les petits bobos du Grand Sud

Après 37 jours de mer, la course n’aura finalement laissé aucun répit aux concurrents depuis Barcelone. Pourtant vigilants, nos marins ne sont pas à l’abri de petits bobos ! Dimanche, lors d’un envoi de spi, Seb a perdu l’équilibre et a chuté sur un cale-pied, « je suis tombé sur le coccyx, cela m’a fait mal sur le coup mais j’ai pu finir la manœuvre. J’ai pris des anti-inflammatoires et dans quelques jours cela ira beaucoup mieux. » Le Grand Seb est gaillard, et les conditions favorables du moment vont permettre au navigateur de se remettre sur pied rapidement ! « Nous avons 20-25 nœuds d’Ouest, c’est sympa, ça glisse bien, nous nous faisons plaisir à la barre. C’est une course de vitesse maintenant au moins jusqu’à La Nouvelle-Zélande » précise le brestois.

Quant à Kito, qui est à 100% de ses capacités, il s’est offert un petit tour en haut du mât pour régler un supposé problème de hook (système de blocage d’une voile en haut du mât), « le câble de remplacement était coincé. En fait, je suis monté un peu pour rien, c’est juste qu’on ne tirait pas assez fort dessus ! Ça a permis de vérifier le gréement. Je ne me suis pas attardé car avec la houle croisée et à 30 m de haut ce n’est pas très confortable. Il faut bien s’accrocher surtout sur un mât aile qui est assez large. J’ai passé 30 minutes dans les airs, heureusement qu’il faisait beau, j’ai horreur de ça et je le fais le moins possible. Mais tout va bien de ce côté-là, » raconte le skipper qui découvre peu à peu la navigation au « frais », « les embruns sont un peu « glaciaux » mais ça va ! »

De porte en porte

Après de longues heures à plus de 20 nœuds de moyenne, Groupe Bel a retrouvé des vitesses plus appropriées. L’équipage avait quelque peu ralenti la cadence pour des raisons de sécurité car on ne le répétera jamais assez « pour gagner, il faut finir » et ce lundi, c’est toutes voiles dehors, sous spi et grand voile haute que le monocoque entame une nouvelle course de vitesse dans l’Indien. Il faut se rendre à l’évidence, portes de sécurité obligatoires, il y a peu de coups à faire dans l’immédiat mais le jeu pourrait s’ouvrir après La Tasmanie, alors il faut faire « marcher » vite et bien ! « Nous allons rester à la queue leu leu pour un petit moment avec ces portes très Nord et très longues. Le vent va passer au Nord-Ouest, nous allons jiber (empanner) ce soir pour nous positionner au Nord d’une dépression qui va vers l’Est et qui nous emmènera tout droit sur la prochaine porte baptisée « Barrière Australienne ». Ensuite, l’anticyclone situé au Nord de la porte devrait nous laisser passer et le flux d’Ouest juste derrière semble assez régulier. Cela se complique pour ceux de devant et il pourrait y avoir des surprises à partir de La Nouvelle-Zélande, » explique Seb.

MESSAGE DE KITO DE PAVANT DANS LA NUIT DU 06 AU 07 FEVRIER :

« A bord de Groupe Bel, nous avons profité de 24 heures beaucoup plus cool que ces derniers jours. Grand soleil, mer assagie, pas un nuage dans le ciel et malgré tout un petit vent d’Ouest nous permettant d’avancer sur la route. On ne s’est pas ennuyé pour autant. Il a fallu d’abord adapter la voilure à ces conditions inhabituelles et toute la garde robe de madame La vache y est passée jusqu’à finalement opter pour grand « Spirate Frankenstein » (le spi que les marins ont du recoudre après le cap de Bonne Espérance) et grand voile haute (ça faisait longtemps qu’on l’avait vue entière…) Ces conditions clémentes (un pont sec) nous ont permis également de renouer avec le plaisir de pouvoir écouter de la musique tout en barrant et contemplant les étoiles de l’hémisphère Sud et je ne résiste pas au plaisir de vous livrer ma dernière playlist »

La Playlist du 7 février de DJ Kito : « Dans le port d’Amsterdam » de Jacques Brel, j’ai cette chanson dans la tête depuis hier matin, je ne sais pourquoi ? (ndr : nom de la porte franchie ce week-end), la version Reggae/Biniou de « I wish you were here » d’Alpha Blondy, « Sunday with a Flu » de Yodelice parce que c’était dimanche.

CLASSEMENT DU LUNDI 7 FEVRIER A 15 HEURES (HF) :

1 – Virbac-Paprec 3 / Jean-Pierre Dick & Loick Peyron à 14 307 milles du but

2 – Mapfre / Iker Martinez & Xabi Fernandez à 772 milles du leader

3 – Estrella Damm / Alex Pella & Pepe Ribes à 807 milles

4 – Groupe Bel / Kito de Pavant & Seb Audigane à 915 milles

5 – Renault / Pachi Rivero & Antonio Piris à 1147 milles

6 – Mirabaud / Dominique Wavre & Michèle Parret à 1668 milles

7 – Neutrogena / Boris Herrmann & Ryan Breymaier à 1682 milles

Suite du classement sur le site de la course

La Barcelona World Race en bref

Tour du monde en double et sans escale à bord de monocoques de 60 pieds IMOCA

Départ le 31 décembre de Barcelone à 13h00

Deuxième édition de cette épreuve organisée par la FNOB

(Fundació per la Navegació Oceànica Barcelona)

Parcours : 25 000 milles (46 300 kilomètres), passage entre les deux îles de la Nouvelle-Zélande

14 tandems inscrits : 28 marins, 7 nationalités, 3 femmes

Site du team Bel : www.sharingsmilestour.com

Site officiel de la course : www.barcelonaworldrace.org

Le groupe Bel est l’un des leaders mondiaux des fromages de marque

Son portefeuille de produits différenciés et d’envergure internationale tels que La Vache qui rit®, Kiri®, Mini Babybel®, Leerdammer® ou Boursin®, ainsi qu’une vingtaine d’autres marques locales, lui ont permis de réaliser en 2009 un chiffre d’affaires de 2,2 milliards d’euros. Près de 11 500 collaborateurs répartis dans une trentaine de filiales dans le monde contribuent aux succès du Groupe. Ses produits sont élaborés dans 25 sites de production et distribués dans environ 120 pays.

L’opération « Coups de pouce ! »

Depuis juin 2007, plus de 7 500 empreintes de pouce sur les 11 500 collaborateurs que compte le Groupe dans le monde ont été récoltées dans 25 pays et apposées sur le mât du monocoque 60 pieds en signe de soutien au skipper. Et ce n’est pas terminé, le compteur tourne toujours.