Entrée en fanfare pour Mariska aux Voiles d’Antibes

Premier grand rendez-vous du Panerai Classic Yachts Challenge, les Voiles d’Antibes rassemblent quelques unités classiques parmi les plus belles. Ainsi, du 2 au 6 juin dernier, Moonbeam IV, Moonbeam III, Cambria, Mariska et d’autres yachts classiques moins imposants mais tout aussi célèbres, à l’image de Hallowe’en, Oiseau de Feu, Bona Fide ou encore le respectable Marigold construit en 1892, ont participé aux Voiles d’Antibes. Plus petite unité de la « Grande Classe », Mariska est un 15 mJI de 23 m. Frère ainé de Tuiga, le yacht amiral du Yacht Club de Monaco, il a été construit en 1908 sur des plans de William Fife III ; après une histoire mouvementée et des transformations successives plus ou moins heureuses, le bateau passe en mains suisses et subit une rénovation complète au chantier Les

Charpentiers Réunis de la Ciotat. Remis à l’eau en 2009, juste avant les Voiles de St.-Tropez, Mariska rencontre Tuiga, son futur rival, et laisse entrevoir de prochaines luttes fratricides.
Un hiver de plus au chantier et Mariska revient en 2010 pour une saison pendant laquelle  son équipage est prêt démontrer les qualités de ce « racer », vainqueur entre autres des Régates du Havre en 1908. Christian Niels, le propriétaire, a su s’entourer de quelques compatriotes au passé nautique respectable : Edouard Kessi à la barre, secondé à la tactique par le Suisse d’adoption (merci Alinghi), Tom Schnackenberg, ainsi que quelques équipiers venus du Léman parmi lesquels Jacques-Henri Addor, Pierre Girod, Francois Mordasini… ainsi que d’autres fils adoptifs bien connus sur les grosses unités comme Louis Heckly  et « Bill » Leclerc.
Par chance, pour cette première grande régate, les conditions quasi lémaniques n’ont pas dépaysé l’équipage et Mariska a su déjouer les risées. En remportant trois manches sur quatre, le beau plan Fife s’adjuge la première place de la classe « Big Boats » devant Moonbeam IV, Moonbeam III et Cambria. La mesure est donnée et beaucoup attendent les prochaines confrontations (Vela d’Epoca, Imperia et les Royales de Cannes) avec impatience afin de voir si le nouveau venu tiendra ses promesses.