Équateur : 41j 21h 09′

Dernière borne avant l’arrivée devant le phare de Créac’h, l’équateur a été franchi ce dimanche à 11h 04′ 53 » TU, après 41 jours 21 heures 09 minutes de mer. Un retard par rapport au temps de référence d’un jour 02h 04′. Un écart qui semble important, mais qui devrait être rapidement réduit dans les alizés de l’hémisphère Nord.

Remonté pour la remontée : l’équipage de Groupama 3 est toujours aussi concentré pour cette phase finale entre la ligne de démarcation des hémisphères et l’île de Ouessant à 3 350 milles des étraves. Il reste donc à Franck Cammas et ses neuf équipiers 8 jours et 19 heures pour avaler l’Atlantique Nord, soit une moyenne de 15,9 noeuds sur la route optimale… Une vitesse tout à fait à la portée du trimaran géant qui devrait en effet profiter de conditions météorologiques favorables pour ce rush final puisque les alizés de Nord-Est sont au rendez-vous après le Pot au Noir situé autour du 4° Nord.

Décalage anticyclonique

« La nuit dernière a été laborieuse, les grains se développaient hyper rapidement et suivaient l’alizé qui était déjà faible. On a eu de longues périodes avec seulement 7 à 8 noeuds de vent, qui étaient plus faibles que prévues par les modèles météo. La nuit, sans lune, on allume le radar qui nous permet de voir les grains de pluie qui peuvent aussi tuer le vent. On a subi un petit peu, on ne faisait pas vraiment ce qu’on voulait par rapport à notre météo. » indiquait Franck Cammas à la vacation radio avec le PC Course de Groupama.

Légitimement inquiété par cette zone de transition hémisphérique, le skipper de Groupama 3 devrait rapidement retrouver le sourire car l’anticyclone qui s’était stabilisé sur la France tend à se ramasser sur lui-même en se décalant vers la Méditerranée. De ce fait, la trajectoire de Groupama 3 pourrait être très pure vers Ouessant : « C’est vrai que les prévisions sont plutôt favorables pour la fin de notre périple. Mais il est aussi vrai qu’il y a parfois une différence entre les prévisions et la réalité. Ces dernières heures en sont la preuve » poursuivait Franck qui s’apprêtait à vivre une nuit prochaine délicate : « J’aurais préféré traverser le Pot au Noir de jour que de nuit car il aurait été moins actif. Mais, heureusement, Groupama 3 est à l’aise dans le petit temps. »

Evidemment déçu, le skipper de Groupama 3 n’en reste pas moins certain d’une chose : la qualité de son équipage, plus combatif et déterminé que jamais.
« Les quarts sont assez actifs, quand il y a des manoeuvres, on est toujours sept personnes sur le pont, mais quand il y a des réglages, on est que trois : on passe notre temps debout à courir entre le piano, le moulin à café, à observer la forme des voiles avec la torche. On essaye de grappiller des dixièmes de noeuds très importants et en plus avec ce bateau, le moindre réglage est extrêmement sensible : il y a pas mal de choses à faire et donc on joue avec ça en étant le plus réactif possible avec les éléments. »

Tableau de marche de Groupama 3
(départ le 31 janvier à 13h 55′ 53 » TU)

 (Nombre de milles parcourus par rapport à la route optimale du Trophée Jules Verne)

 Jour 1 (1er février 14h TU) : 500 milles (retard = 94 milles)
Jour 2 (2 février 14h TU) : 560 milles (avance = 3,5 milles)
Jour 3 (3 février 14h TU) : 535 milles (avance = 170 milles)
Jour 4 (4 février 14h TU) : 565 milles (avance = 245 milles)
Jour 5 (5 février 14h TU) : 656 milles (avance = 562 milles)
Jour 6 (6 février 14h TU) : 456 milles (avance = 620 milles)
Jour 7 (7 février 14h TU) : 430 milles (avance = 539 milles)
Jour 8 (8 février 14h TU) : 305 milles (avance = 456 milles)
Jour 9 (9 février 14h TU) : 436 milles (avance = 393 milles)
Jour 10 (10 février 14h TU) : 355 milles (avance = 272 milles)
Jour 11 (11 février 14h TU) : 267 milles (retard = 30 milles)
Jour 12 (12 février 14h TU) : 274 milles (retard = 385 milles)
Jour 13 (13 février 14h TU) : 719 milles (retard = 347 milles)
Jour 14 (14 février 14h TU) : 680 milles (retard = 288 milles)
Jour 15 (15 février 14h TU) : 651 milles (retard = 203 milles)
Jour 16 (16 février 14h TU) : 322 milles (retard = 375 milles)
Jour 17 (17 février 14h TU) : 425 milles (retard = 338 milles)
Jour 18 (18 février 14h TU) : 362 milles (retard = 433 milles)
Jour 19 (19 février 14h TU) : 726 milles (retard = 234 milles)
Jour 20 (20 février 14h TU) : 672 milles (retard = 211 milles)
Jour 21 (21 février 14h TU) : 584 milles (retard = 124 milles)
Jour 22 (22 février 14h TU) : 607 milles (retard = 137 milles)
Jour 23 (23 février 14h TU) : 702 milles (avance = 60 milles)
Jour 24 (24 février 14h TU) : 638 milles (avance = 208 milles)
Jour 25 (25 février 12h TU) : 712 milles (avance = 365 milles)
Jour 26 (26 février 14h TU) : 687 milles (avance = 430 milles)
Jour 27 (27 février 14h TU) : 797 milles (avance = 560 milles)
Jour 28 (28 février 14h TU) : 560 milles (avance = 517 milles)
Jour 29 (01 mars 14h TU) : 434 milles (avance = 268 milles)
Jour 30 (02 mars 14h TU) : 575 milles (avance = 184 milles)
Jour 31 (03 mars 14h TU) : 617 milles (avance = 291 milles)
Jour 32 (04 mars 14h TU) : 492 milles (avance = 248 milles)
Jour 33 (05 mars 14h TU) : 445 milles (avance = 150 milles)
Jour 34 (06 mars 14h TU) : 461 milles (avance = 58 milles)
Jour 35 (07 mars 14h TU) : 382 milles (retard = 100 milles)
Jour 36 (08 mars 14h TU) : 317 milles (retard = 326 milles)
Jour 37 (09 mars 14h TU) : 506 milles (retard = 331 milles)
Jour 38 (10 mars 14h TU) : 321 milles (retard = 384 milles)
Jour 39 (11 mars 14h TU) : 255 milles (retard = 309 milles)
Jour 40 (12 mars 14h TU) : 288 milles (retard = 473 milles)
Jour 41 (13 mars 14h TU) : 503 milles (retard = 483 milles)
Jour 42 (14 mars 14h TU) : 445 milles (retard = 405 milles)

Record du Trophées Jules Verne

Orange 2 (2005) : 50j 16h 20′