Extreme Sailing Series : Un final sous haute tension

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Photos : ©Mark Lloyd

Avec trois victoires consécutives avant le dernier rendez-vous des Extreme Sailing Series à Sydney en décembre, Alinghi a effectué une seconde partie de saison remarquable. Et un équipage de femmes pourrait faire son apparition dès l’année prochaine.

Début août, les rouges et noirs d’Alinghi pointaient à la troisième place, derrière les Autrichiens de Red Bull tandis qu’Oman Air avec Morgan Larson menait toujours le bal. Depuis la rentrée, en septembre à St-Pétersbourg, ils n’ont cessé de remporter les courses et toujours avec plus d’écart. Au sommet de leur art à Lisbonne, ils ont très largement remporté la compétition alors que les Omanais signaient leur plus mauvaise performance de la saison en terminant quatrièmes. Avec des vents soufflant à plus de 20 noeuds et un plan d’eau plat, la capitale portugaise a offert des conditions hors-norme, permettant même à Alinghi d’établir une nouvelle vitesse de référence à 40 noeuds !

À l’heure du bouclage de Skippers, Alinghi accuse seulement deux petits points de retard sur Oman Air. Autant dire que le jeu reste ouvert et Arnaud Psarofaghis semblait fin prêt pour cette ultime confrontation : « Je pense que nous pouvons gagner à Sydney, il faut simplement que nous parvenions à battre Oman Air. Ça sera tout ou rien et nous allons vraiment mettre la pression. Nous allons désormais nous reposer quelques semaines et revenir en pleine forme », a-t-il averti. Pendant que se joue la victoire finale, des équipages sont déjà à pied d’oeuvre pour préparer la saison prochaine, dont un, qui pourrait être former avec des filles du Magenta Project.

Un équipage 100 % féminin

161007_ESSLisbon_LloydImageUn équipage féminin a fait pour la première fois son apparition en GC32. Thalassa Magenta Racing est un projet piloté par la Kiwi Sharon Ferris-Choat et soutenu par la Suissesse Élodie-Jane Mettraux. On sait les efforts que cette dernière a déployés depuis la fin de la Volvo et du team SCA pour redonner une structure cadre à des femmes souhaitant naviguer au niveau professionnel. Après le World Match Racing Tour, les filles cherchent désormais à être représentées en GC32 par un team 100% femmes. On les a retrouvées à Lisbonne pour un premier essai. Naturellement, l’objectif était plus d’apprendre à naviguer avec le bateau que de faire de la performance pure. Ce premier aperçu est prometteur d’après Élodie : « L’expérience était super positive, s’est-elle enthousiasmée. Même si au début j’étais sceptique quant à notre capacité à gérer le bateau physiquement, car tout le monde me disait qu’il fallait être plutôt baraqué pour ce support, il s’est avéré qu’un équipage de six femmes pouvait parfaitement le manoeuvrer ». Place désormais à la sempiternelle recherche de sponsors pour espérer pouvoir financer leur projet pour la saison prochaine.