Figaro Bénéteau Banque Populaire : A l’heure où les premières stratégies se dessinent

 

Dimanche dernier, Jeanne Grégoire prenait le départ de la Transat Bénodet-Martinique à bord du Figaro Bénéteau Banque Populaire. La navigatrice, qui dès le départ est entré dans le match en accrochant la tête de flotte est maintenant, après 4 jours de course, dans le vif du sujet. Au classement de 16h00, Jeanne pointe en 10e position récupérant petit à petit des milles sur ses camarades. Il y a deux jours, les 17 figaristes engagés franchissaient de façon musclée le Cap Finisterre. Aujourd’hui dans la pétole, c’est en direction des Açores qu’ils font route. Au fur et à mesure, les stratégies de chacun commencent à se dévoiler, la cartographie de la course montrant en effet distinctement les options choisies.

Chaque jour la Transat Bénodet-Martinique, ravit un peu plus Jeanne Grégoire qui se prend très facilement au jeu de la stratégie. « Des combinaisons intéressantes sont à étudier, et ça c’est palpitant dans une transat ! En terme de météo et de tactique, il y a de quoi faire ! », s’enthousiasmait celle qui entame sa 4e transatlantique en solitaire. La réflexion est donc de mise à bord de Banque Populaire et Jeanne n’en dira pas plus sur l’option choisie…

Un début de Transat aux conditions changeantes

Depuis son commencement, la course qui rallie Bénodet à Fort de France, semble réserver son lot de surprises : « On a l’habitude des transats qui nous emmènent vite au soleil, là je crois qu’il va falloir attendre un peu, ça caille !! C’est hyper humide et le ciel est gris ! », rapportait Jeanne avant de continuer : « en plus on a eu des conditions tellement sportives avec de la mer formée, des vents forts et instables, qu’on va super vite ». Et pour le coup, c’est vrai que les figaristes avalent les milles à vitesse grand V. Mais si depuis le départ Jeanne Grégoire a eu droit à une course mouvementée, il lui faudra à présent faire preuve de patience, car depuis hier soir et jusqu’à demain, c’est dans un calme plat, que la jeune femme est contrainte de poursuivre sa course : « la pétole que nous subissons actuellement était prévue, mais contrairement à ce que beaucoup de terriens pensent, ce n’est pas lorsque nous avons peu de vent que nous avons le plus de temps pour nous reposer. Au contraire, on a encore plus de boulot, on doit régler et re-régler le bateau tout le temps, cela demande une attention très forte. »

Le plaisir de se nourrir

S’il existe bien un plaisir en mer pour les skippers, c’est sans aucun doute la nourriture, un thème qui revient chaque fois que Jeanne Grégoire prend contact avec son équipe à terre. Et si la navigatrice a toujours besoin de quelques jours pour réussir à manger sur chacune de ses courses au large, voilà qui est chose résolue : « J’ai commencé à avoir un peu d’appétit hier soir, alors je me suis fait un petit plat, puis ce matin un petit déjeuner, je trouve mon rythme. Je voudrais tirer mon chapeau à 3 personnes, qui m’ont apporté un immense moment de bonheur. D’abord Gildas Mahé* qui m’avait préparé un carry de saucisses, un délice, ensuite à ma copine Sam Davies car son gâteau je n’en ai fait qu’une bouchée, et enfin à ma maman qui m’a trouvé une cocotte de compétition pour faire réchauffer mes plats. »

C’est une navigatrice en pleine forme et bien dans sa course qui continue sa traversée de l’Atlantique. Mais le calme de la pétole pourrait bien être de courte durée, car à en croire les prévisions, Jeanne Grégoire pourrait se retrouver d’ici deux jours au milieu de gros coups de vent.

* Gildas Mahé avait pris la barre du Figaro Banque Populaire, en 2009, lorsque Jeanne attendait un heureux événement.