Flash Info : Luisina démâte

A 14h40 (heure de Paris) ce lundi, Eric Drouglazet a contacté Jean Maurel, directeur de course de la Transat Bénodet – Martinique, pour lui annoncer qu’il venait de démâter. Le skipper de Luisina naviguait alors par 35 noeuds de vent de travers, sous grand-voile haute et solent. Il était dans sa bannette, à l’intérieur de son Figaro Bénéteau, quand le mât a cédé à environ deux mètres au dessus du pont. Le Finistérien a alors immédiatement sectionné les câbles qui retenaient encore l’espar afin d’éviter que celui-ci ne vienne endommager la coque de son monotype sous l’effet de la mer. Il se trouve actuellement à 460 milles de l’archipel des Açores et à 720 milles de Madère et fait route au moteur à vitesse réduite. Eric Drouglazet est sain et sauf. Il prendra dans les prochaines heures une décision quant au port à rallier. Le skipper de Luisina était en troisième position, à 6,2 milles du leader au moment de l’incident.

 

Interview d’Eric Drouglazet après son démâtage :

 

« Je ne tirais pas spécialement sur le bateau puisque je n’avais pas de spi, j’étais sous solent. J’étais à la couchette, le bateau arrivait à barrer tout seul, donc rien de spécial. J’ai été réveillé par un « bang », je suis sorti et j’ai vu le mât dans la flotte. Avec une rupture à peu près à 2 mètres au dessus du pont. J’ai réussi à tout larguer, j’ai tout foutu à la baille. Maintenant ça va être une grosse galère parce que j’ai les vents de face, je n’ai pas assez de gasoil, je n’ai plus de pilote automatique. Je ne sais pas comment je vais faire pour l’instant »

Il y avait 35 nœuds, j’étais plutôt au largue, grand voile haute et solent, rien d’extraordinaire, je ne sais pas, je ne comprends pas. »