FRANCIS JOYON PART CE SAMEDI

Francis Joyon vient d’annoncer qu’une fenêtre météo favorable se présente et qu’il va s’élancer demain Samedi 17 octobre de Port-Louis vers l’île Maurice. Le maxi-trimaran IDEC va tenter d’établir un premier temps de référence sur les 9 000 milles de ce nouveau record entre la France et l’Ile Maurice, sur les traces des grands découvreurs qui partaient jadis ouvrir la route des Indes.

Cette fois c’est décidé : Joyon repart. A bord du maxi trimaran IDEC avec lequel il a pulvérisé le record du tour du monde en solitaire, il va quitter les pontons de la Trinité-sur-Mer demain matin samedi (vers 10h) pour se rendre sur la ligne de départ face à la petite mer de Gavres, devant Port Louis (1). Il devrait franchir cette ligne vers 12h30/13h00 et s’élancer pour 9 000 milles autour du continent africain afin de gagner… un autre Port Louis, celui de l’île Maurice.

Pas de chrono à battre cette fois et pour cause, ce nouveau record a été imaginé par Francis Joyon lui-même. Un de ses attraits non négligeables est de présenter une alternative entre les sprints que sont les transatlantiques et les tours du monde. Une course de demi-fond, en somme.

Environ 25 jours de mer
Interrogé ce vendredi matin au téléphone, Francis Joyon – qui sera à nouveau routé par Jean-Yves Bernot – explique : « j’ai décidé de prendre cette fenêtre car un train de dépressions arrive de l’Ouest, donc autant l’utiliser dans le bon sens. L’idée est de profiter dès samedi de ce qui restera du vent d’est-nord-est, (15 à 20 noeuds) pour franchir vite le golfe de Gascogne et ensuite pouvoir profiter du vent d’Ouest afin de descendre le plus rapidement possible vers l’équateur que je pense atteindre en 7 jours et demi environ, ce qui n’est pas si mal. Bien sûr, il y aura une transition un peu délicate dimanche soir ou lundi matin, au près dans du sud-ouest en attendant la bascule à l’ouest qui permettra d’accélérer de nouveau. Sans être totalement idéale, la fenêtre est bonne. C’est en tous cas la meilleure du mois d’octobre qui était la seule période de tir possible, car il faut arriver à l’île Maurice tôt en novembre, avant la formation des cyclones ». Francis et son maxi trimaran IDEC prévoit de mettre près de 25 jours pour boucler le parcours.

L’absence de chrono à battre ne perturbe aucunement Joyon qui répond dans un éclat de rire : « temps à battre ou pas, quand je suis en mer j’ai tendance à faire marcher IDEC, même un peu trop parfois ! » L’envie est toujours-là, donc : « ça me fait réellement plaisir de repartir sur l’eau, oui, et on va découvrir ce que c’est que remonter l’Indien, je ne l’ai jamais fait… ça peut s’avérer amusant ». « Amusant » par exemple de faire le tour du cap de Bonne Espérance, où il est fréquent que le courant des Aiguilles lève une mer dantesque…

Prochain communiqué de presse demain après le passage de la ligne de départ à Port Louis.