Istanbul Europa Race

Tout est affaire de décor,

Changer de vie, changer de port. S’il fallait paraphraser le poète, on peut dire que les équipages de l’Istanbul Europa Race vont vivre une troisième étape qui promet d’être radicalement différente des deux premières. Finies les heures de veille sous le soleil à guetter la risée salvatrice. La prochaine étape promet d’être musclée, voire virile comme on dit sur certains terrains quand on pense qu’il va y avoir de la bagarre. Tous attendent avec impatience la grande explication finale entre Barcelone et Brest.

A minima, 1450 milles, principalement aux allures de près, au mieux 1900 milles si la flotte est envoyée faire un crochet par le phare du Fastnet à la pointe sud-ouest de l’Irlande, cette dernière étape, décisive pour le classement général, ne va pas manquer de tenir en haleine compétiteurs et spectateurs. Les équipages les plus à la peine dans les petits airs comptent bien sur ces conditions pour démontrer que leur navire possède un potentiel qu’ils n’ont pas encore pu exploiter. Les autres tiendront à maintenir leur emprise sur la flotte en espérant enfoncer le clou.

Adios Barcelona, bonjour Brest. Les concurrents de l’Istanbul Europa Race ont quitté les côtes de Catalogne où ils ont pu mesurer l’accueil qui leur a été fait et constater à quel point la Barcelona World Race occupe ici déjà tous les esprits. Certains connaissaient déjà le savoir-faire espagnol en la matière pour avoir vécu la première édition de la course, d’autres l’ont découvert. Puissance des moyens mis à disposition, forte sensibilisation à l’évolution de la communication à l’international, les organisateurs, sous la houlette de la FNOB (Fondation de Navigation Océanique de Barcelone) ont tenu à profiter de l’escale de l’Istanbul Europa Race pour présenter l’avant programme de la course de 2010.
Pour l’IMOCA, cette escale est aussi l’occ asion de rappeler le rôle essentiel que joue la ville de Barcelone pour le développement de la classe. Résolue à jouer la carte du nautisme, la capitale catalane mise sur le développement local de l’activité : promotion des jeunes talents, soutien aux navigateurs espagnols qui s’engagent sur de grandes épreuves océaniques comme la Transat 6,50 ou la Barcelona World race. Pour cette dernière, quatre équipages espagnols ont d’ores et déjà confirmé leur inscription. Tout laisse à penser, au vu des performances de Guillermo Altadill et de son équipage sur l’Istanbul Europa Race, qu’ils ne seront pas là pour faire de la figuration.

Alors que Barcelone subissait les conséquences d’une petite zone orageuse sur la Méditerranée, Brest, s’apprête à accueillir les concurrents sous un soleil éclatant. Une fois n’est pas coutume, c’est dans la cité du Ponant que le s oleil se montrait le plus généreux en ce 14 septembre. Mais, beau temps ou pas, on sait que les Brestois ont montré à de nombreuses occasions qu’ils savent recevoir : dans le nouveau port du Château, au pied de l’Amirauté, les concurrents vont découvrir de nouvelles infrastructures appelées à recevoir les futures grandes courses océaniques que la ville rêve d’attirer dans ses eaux. Brest, organisatrice d’un des plus grands rassemblements du patrimoine maritime en Europe, Brest port d’accueil des grands records autour du monde, ne saurait manquer cette opportunité d’afficher son savoir-faire.  

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