J – 30

C’est dans 30 jours que le Grand Prix Guyader 2011 lèvera le rideau sur ses 18 jours de fête, en mer comme à terre. Si l’événement évolue en invitant de nouvelles unités comme les M34 ou les Longtze, il doit l’essentiel de son succès aux mythiques Dragon qui seront encore près de 80 cette année.

Un menu sportif appétissant

Près de trois semaines de fêtes et d’animations composent le menu de ce Grand Prix version 2011. Plus long que les précédents, il sera également plus copieux. Après le premier week-end, du 28 avril au 1er mai, qui sera consacré aux courses côtières avec les Multi50, les Class40 et les 60 pieds Imoca, que rejoindront, sur les runs, les Kite-surf, les Wind-surf et autres fous de vitesse, place aux M34, les nouveaux bateaux du Tour de France à la voile et aux Longtze, pour le Trophée TFE avec trois jours de régates en baie de Douarnenez du 6 au 8 mai.

Le Championnat du monde de Kite-surf et le premier trophée Nahskwell en stand up paddle avec un insolite marathon des mers dans la baie de Douarnenez se tiendra le troisième week-end de mai.

Quant aux Dragon, les ‘stars’ incontournables du Grand Prix, c’est sur la Coupe Crédit Mutuel de Bretagne qu’ils ouvriront le bal de leurs régates toujours somptueuses, du 30 avril au 2 mai, avant l’ouverture du Grand Prix Guyader Dragon qui s’achèvera le 7 mai.

Mais qu’est ce qui les fait courir ?

Chaque année, ils sont plusieurs centaines de marins de plus de vingt nationalités à mettre le cap sur Douarnenez et son magnifique stade nautique pour se mesurer en Dragon. Un bateau élégant et compliqué qui n’avance pas bien vite mais qui pourtant les passionne tous.

Ils sont issus des multiples familles de la voile qui rarement se mélangent et le Grand Prix Guyader constitue en quelque sorte l’une des seules réunions de ces différentes familles à la même table. En consultant la liste des convives on trouve toute la fine fleur de la voile internationale, venue de la course au large, du match-racing, de l’Olympisme… Comme l’Anglais Laurie Smith, actuel champion du monde de Dragon et ancien skipper du WOR 60 Silt Cut sur la Whitbread, ou les deux Allemands : Vincent Hoesch, spécialiste du Star et détenteur de 8 Gold Cup de Dragon et Markus Wieser du team des trois Dragon Transbunker et skipper du TP52 Container actuellement en construction. Mais aussi, l’Américain Ron Ronsemberg, ancien tacticien sur la Coupe aux côtés de Denis Conner, les Français, Luc Pillot (médaille d’or en 470), Bruno Peyron (triple vainqueur du Jules Verne) ou l’équipage douarneniste de Louis Urvois deuxième du Grand Prix en 2010… Ils sont médaillés, champions du monde, vainqueurs de grandes courses au large, de records aussi et pourtant, il reste encore un défi à relever pour ces marins qui n’ont pourtant plus rien à prouver : Gagner le Grand Prix de Douarnenez en Dragon.

Si l’on connaît le menu du repas qui les rassemble, personne ne vous en donnera la recette, tout juste quelques indications. Ils évoquent l’ambiance, à nulle autre pareille, le plan d’eau, superbe, l’organisation, impeccable… mais avouent rarement que c’est la compétition qui les habite, parce que courir en Dragon c’est peut-être pratiquer un art de la régate unique et absolu qui répond à leur désir de victoire, même si et peut-être parce que c’est à moins de 10 nœuds qu’ils mènent leur Dragon…

Au hasard des rencontres que l’on peut faire sur les pontons de Tréboul, il existe aussi d’autres ‘fêlés’ du Dragon et parmi ces derniers, l’inoxydable Yves Thézé et ses 89 printemps, Didier Cunny, le commandant du premier sous-marin nucléaire français, le chercheur Anglais Ron James (membre de l’équipe de chercheurs créateurs de la brebis Dolly), le Vice Président de la Banque Centrale Russe Mikhaïl SENATOROV ou encore l’Académicien Erik Orsenna à qui nous laisseront le soin de conclure ce communiqué : «Il y a des vitesses un peu bêtes, des vitesses agressives, des vitesses fenêtres et portes closes : ce sont les vitesses sur terre ou dans le ciel. Ou, sur mer, avec un moteur aux fesses.

Et puis, il y a les autres, les vitesses à la voile, des vitesses intelligentes, tant les contraintes à vaincre sont fortes et difficilement prévisibles ; Ce sont des vitesses au grand air. Des vitesses sensuelles qui donnent des frissons incomparables et certaines jouissances qu’on ne peut décrire.

Ces vitesses là restent humaines : elles sont presque lentes (un bolide à voile n’ira jamais beaucoup plus vite qu’une mobylette).

Entrez dans ce bel univers de science, de bricolage et de poésie. Venez rencontrer ces fous sympathiques -ô combien- à la barre de leurs drôles de machines.

La baie de Douarnenez vous attend.

Une fois de plus, c’est là que la magie se trouve. Et, saison après saison, s’invente.»