J-37 : Courses contre la montre

 

Le coup d’envoi de la 2ème édition de la Barcelona World Race, tour du monde en double et sans escale, sera donné le 31 décembre prochain. Quinze monocoques de 60 pieds, trente navigateurs, parmi lesquels on comptera dix Français, s’élanceront sur cette course internationale qui part de Barcelone et y revient. Pendant ces trois mois d’aventure humaine et sportive, les marins vont parcourir 25 000 milles (45 550 km) en passant par les trois caps mythiques : Bonne Espérance, Leeuwin et Horn. Pour les différents équipages français engagés dans la Barcelona World Race, le compte à rebours a commencé. La date limite du 17 décembre à laquelle les IMOCA 60 doivent être tous amarrés à Barcelone approche à grand pas et au sein des différentes équipes, on met en place le rétro planning qui permettra de finaliser les derniers travaux dans les délais impartis.

 Groupe Bel au hangar

Le bateau rouge de Kito de Pavant est bien arrivé à sa base de Port Camargue après son abandon dans la Route du Rhum. Convoyé depuis les Açores par Sébastien Audigane qui sera le coéquipier de Kito sur la Barcelona World Race, le bateau a été immédiatement sorti d’eau et déquillé, de manière à procéder à une révision générale du système de palan de quille. « Paradoxalement, cela change peu de choses dans notre planning. Nous avions déjà prévu que ce soit Sébastien qui ramène le bateau à la voile de Guadeloupe. Là, nous avons un chantier supplémentaire qui s’ajoute, mais le convoyage dure moins longtemps… De plus, nous ne sommes qu’à une vingtaine d’heures de mer de Barcelone. Pour une fois, être Méditerranéen est un avantage évident », relativisait Kito de Pavant.

 Virbac-Paprec 3 et Foncia vont en cargo

Pour Jean-Pierre Dick comme pour Michel Desjoyeaux, l’escale guadeloupéenne aura été de courte durée. Les deux navigateurs ont dû immédiatement rallier Fort-de-France en Martinique pour embarquer sur l’Olivia, un porte-conteneurs qui doit ramener les deux monocoques à Barcelone pour le 29 novembre. Démâtage, installation des deux monocoques sur ber pour la traversée, les équipes techniques et les skippers disposent de quelques jours de répit avant d’attaquer le chantier de préparation des bateaux pour la course. Les deux équipes de Foncia et Virbac-Paprec 3 seront installées à demeure dans la capitale catalane dès le début du mois de décembre.

 Président en test

Autre chantier, autre destin. Pour Jean Le Cam et Bruno Garcia, c’est l’heure d’engranger des milles en commun. Les deux navigateurs ont remis à l’eau, mercredi dernier, le bateau, loué à Mike Golding. Après un chantier consacré essentiellement à la recherche du gain de poids et à quelques aménagements de détail, l’équipage franco-espagnol va maintenant procéder aux tests des voiles commandées pour la course. L’occasion aussi de gagner en confiance dans les manœuvres à deux. Le convoyage devrait avoir lieu dans les premiers jours de décembre. « On va aussi profiter de ces jours de navigation pour apprendre à mieux se connaître avec Bruno. Mais, de toutes les façons, on est entre personnes raisonnables. C’est notre intérêt à tous les deux que ça se passe bien et que l’on se fasse plaisir » témoignait un Jean Le Cam visiblement tout heureux de repartir pour un tour du monde.

 Fruit around the world en chantier après qualification

Krzysztof Owczarek et Armand Coursodon se sont qualifiés pendant le convoyage de près de 3000 milles (soit plus de 5000 kms) entre Port-la-Forêt et La Ciotat. L’équipage franco-polonais a désormais pris ses quartiers à Tarragone (sud-ouest de Barcelone), où le bateau est entré en chantier pour prendre les couleurs de son nouveau partenaire Fruit around the world. Le monocoque de 60 pieds n’est autre que le double vainqueur du Vendée Globe aux mains de Michel Desjoyeaux (2000) tout d’abord, puis de Vincent Riou (2004). Inutile de dire que le bateau est parfaitement éprouvé puisque c’est encore lui qui mené par Sam Davies, a fini quatrième de la dernière édition du Vendée Globe.

 Mirabaud en route pour Barcelone

Dominique Wavre et Michèle Paret, troisièmes de la première édition de la Barcelona World Race, devaient convoyer leur monocoque vers la capitale catalane la semaine dernière. Compte tenu de la météo exécrable qui régnait sur le golfe de Gascogne, les deux navigateurs ont décidé de repousser leur départ de quelques jours. C’est finalement aujourd’hui à 17h, que le duo suisso-français a quitté le port de La Rochelle.