La Traversée du Golfe de Gascogne Cap à l’Ouest

Pour les 25 tandems de cette Transat AG2R LA MONDIALE, la première nuit de course s’est déroulée paisiblement sous des allures portantes. Et même si les vents rencontrés en début de nuit étaient très faibles de 4 à 6 nœuds, la brise d’hier a enfin laissé la place à du vent portant. La flotte navigue depuis quelques heures dans 8 à 12 nœuds de vent de Nord-Est sous spi. A ce jeu, deux groupes semblent se détacher : le premier emmené Eric Drouglazet et Laurent Pellecuer sur Luisina, Yann Elies et Jérémie Beyou (Generali – Europ Assistance) et le second au nord par Nicolas Troussel et Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne) et Armel Le Cleac’h et Fabien Delahaye (Brit Air).

 Toute la flotte reste  assez groupée et vogue à 6 noeuds vers l’Ouest. L’objectif est de négocier au mieux la descente vers le Cap Finisterre qu’ils devraient atteindre selon les routages dans deux jours. L’important pour cette première nuit pour la flotte était de rentrer dans la course après ce long parcours côtier dans la Baie de la Forêt. En effet, les 50 marins ont quitté les côtes finistériennes vers 19 heures hier soir.

 Retrouvez un point complet sur la course après le classement de 8 heures sur www.transat.ag2rlamondiale.fr

  Yann Eliès – Generali Europ Assistance – 3ème au classement de 5 heures

  » Ca s’est plutôt mieux passé que ce qu’on espérait. Nous avons quitté les côtes françaises vers 6-7 heures hier. Le vent était toujours faible. Nous avons sorti les spis cette nuit. On a du monde autour de nous. On ne sait pas trop si tous les bateaux sont là mais on pense que 90 % de la flotte est avec nous. On est dans le bon paquet. Le vent est pas mal en force. On a 10 et 15 noeuds de vent. La nuit a été assez belle et avec pas mal d’étoiles. La mer est phosphorescente et nous avons eu la visite de dauphins. On est surtout content d’avoir bien réussi le parcours avant le départ sur Port La Forêt et Concarneau. Cela a confirmé un peu ce qu’on avait fait au prologue. On a plutôt bien entamé la Transat ! « .

  Bernard Stamm – Cheminées Poujoulat – 5ème au classement de 5 heures

   » Ca se passe plutôt pas mal. On ne sait pas trop où on est par rapport aux autres. On est sous spi maintenant. C’était un peu tordu et rase cailloux le départ. On était content de quitter la côte. On n’a pas les mêmes sensations en Figaro qu’en gros bateau. C’est plus sensible. On est on contact et on voit tout de suite si on fait juste ou pas juste. Si on est au bon endroit. Là ça a l’air d’aller, par contre on a un gros souci d’ordinateur. On ne peut pas récupérer de positions. Je sais juste où on est par rapport à ceux qu’on voit. Il y a de la fumée qui est sortie de l’ordinateur… On a un gros souci électrique. Mais on a un petit portable de secours qu’on a mis en route. C’est un peu moins facile mais on peut faire de la nav.

  On se réjouit de l’arrivée du jour. On essaie de se relayer pour dormir le maximum. Après, c’est plutôt que du bonheur. Ca glisse, il y a du vent et il fait beau. C’est tout bien !  »