L’appel du grand large

Des représentants de la presse romande ont participé mercredi à une vacation radio en direct avec Dominique Wavre et Michèle Paret, organisée depuis le siège de Mirabaud à Genève. La qualité du son était excellente et l’on aurait pu croire que Dominique et Michèle s’exprimaient de la pièce d’à-côté.

Mais les deux co-skippers du Mirabaud sont bel et bien dans le grand sud. Les conditions étaient correctes lors de la vacation mais elles n’ont pas tardé à se dégrader, à tel point que le Mirabaud navigue actuellement dans des conditions très difficiles, avec un vent de 35-45 noeuds soufflant du sud, une mer forte et une température glaciale… « Est-ce que les anticyclones ne vous ont pas conduits à la dépression », a questionné l’un des journalistes, suscitant l’hilarité des marins et de l’assemblée. Dominique et Michèle se sont relayés au micro, répondant visiblement avec plaisir aux questions des journalistes et d’Antonio Palma, Associé et CEO de Mirabaud. « Nous ne leur mettons aucune pression », a précisé ce dernier. « Et nous sommes totalement satisfaits de leur parcours depuis le début de la compétition. Pour nous, l’essentiel est qu’ils disputent une belle course, qu’ils s’y engagent de toute leur énergie et qu’ils nous fassent partager leur aventure avec passion, ce qu’ils font merveilleusement. » La vacation radio a duré une bonne demi-heure, durant laquelle Dominique et Michèle ont décrit leur environnement, le duel avec leur adversaire Neutrogena, leur diététique et leur moral. Commentant le pouce cassé du skieur Didier Cuche, la température trop élevée en montagne et les mésaventures du sport Suisse, le représentant de la RSR a conclu sur un message d’espoir : « Quand la neige fond, elle se transforme en eau ». Il était 13h00 lorsqu’un terme a été mis à la communication; minuit au sud de l’Australie, dans une nuit noire et venteuse. Les invités ont ensuite dégusté quelques canapés assortis d’un verre de « Priorat – cuvée spéciale Mirabaud – Barcelona World Race » en admettant un vague sentiment  de culpabilité, agréablement installés dans le confortable salon de réunion de Mirabaud ; un sentiment heureusement tempéré par l’évidente joie de vivre communicative de Dominique et Michèle, partagée en direct l’espace d’un fugace instant .