Le duel franco-britannique se poursuit

Le fameux vent thermique de St.Moritz, la Maloja, a fait une timide apparition cet après-midi, soufflant entre cinq et douze nœuds, de façon relativement irrégulière mais permettant néanmoins au Comité de Course d’engranger sept flights de plus, pour un total de dix-sept sur les vingt-deux nécessaires pour boucler le round-robin.

Les équipes ont donc désormais disputé huit ou neuf matches selon les cas sur les onze requis d’ici à demain. Le classement commence en conséquence à prendre forme.   Ainsi, Ian Williams est désormais seul en tête avec sept victoires ; il compte un point d’avance sur Mathieu Richard et Ben Ainslie tandis qu’Adam Minoprio, Damien Iehl, Bertrand Pacé et Björn Hansen figurent à deux longueurs.   Très affûtés cet après-midi, les français Damien Iehl et Mathieu Richard ont remporté leurs trois premiers matches. Des victoires particulièrement plaisantes pour Iehl, qui a eu besoin de plus de temps que Richard pour trouver ses marques et battre cet après-midi successivement Adam Minoprio, Torvar Mirsky et Francesco Bruni. « Nous sommes très contents de cette journée, surtout après le début difficile que nous avons connu hier », a-t-il déclaré. « Aujourd’hui, nous avons mieux anticipé nos manœuvres, et surtout moins navigué de façon impulsive en virant à la moindre bascule. Nous sommes restés calmes, beaucoup plus cool. »   Damien Iehl se retrouve à égalité avec le leader du premier jour Adam Minoprio, qui s’est incliné face à Bertrand Pacé et Damien Iehl avant d’inverser enfin la vapeur face au Suisse Jérôme Clerc et son équipage du centre d’Entraînement à la Régate de Genève, quelque peu déboussolé par son score vierge de victoires à ce stade. « C’est vraiment difficile, et le pire c’est que j’ai l’impression que l’écart qui nous sépare de nos adversaires a encore augmenté aujourd’hui par rapport à hier », a déclaré le marin Suisse. « Celà dit, nous avons aussi décidé de prendre plus de risques aujourd’hui ; en conséquence, nous avons écopé de pénalités parfois évitables. Le match racing est définitivement une discipline ingrate, mais désormais nous avons une idée précise du niveau que nous devons atteindre. »   Les « locaux de l’épreuve », les frères Monnin, ont aussi vécu une journée très difficile ponctuée par quatre défaites. Ils ont pourtant vécu de très bons moments, se payant même le luxe « d’enfumer » le triple champion olympique Ben Ainslie au départ de leur match ou de dominer Ian Williams durant toute une régate avant de s’incliner à deux reprises pour quelques longueurs.   Torvar Mirsky et Francesco Bruni sont à égalité de points, à trois longueurs du leader Ian Williams mais deux points devant les frères Monnin et le suédois Berntsson, pour lesquels la perspective d’une qualification en quarts-de-finales devient aléatoire.  

 

St. Moritz Match Race, classement provisoire après 17 flights : (Classement, nom de l’équipe, nombre de matches perdus / gagnés, points)  

1) Ian Williams (GBR) Team GAC Pindar 1/7 – 7 points
2) Mathieu Richard (FRA) French Match Racing Team 2/6 – 6 points 2) Ben Ainslie (GBR) TEAMORIGIN 2/6 – 6 points
4) Adam Minoprio (NZL) ETNZ/BlackMatch Racing 3/5 – 5 points
4) Björn Hansen (SWE) Hansen Global Team 3/5 – 5 points 4) Damien Iehl (FRA) French Match racing Team 4/5 – 5 points 4) Bertrand Pacé (FRA) Aleph Sailing Team 4/5 – 5 points
8) Francesco Bruni (ITA) Azzurra 4/4 – 4 points 8) Torvar Mirsky (AUS) Mirsky Racing Team 4/4 – 4 points 10) Eric Monnin (SUI) Swiss Match Racing team 6/2 – 2 points 10) Johnie Berntsson (SWE) Berntsson Sailing team 7/2 – 2 points 12) Jérôme Clerc (SUI) Team CER Genève 9/0 – 0 point