Les Américains perdent !

C’était le duel du jour : l’équipage néo-zélandais, vainqueur des Louis Vuitton Pacific Series et des épreuves d’Auckland et de La Maddalena, et le team américain, encore invaincu au quatrième jour du Round Robin. Après une première victoire, le jeune barreur de BMW ORACLE James Spithill a dû s’incliner face à Dean Barker. S’incliner, mais de justesse : une seconde d’écart seulement les séparait à l’arrivée !  

« Nous avons pris un bon départ mais ils nous ont talonnés jusqu’à la fin, » admet le tacticien néo-zélandais, Ray Davies. « Ils nous ont mené la vie dure sur le dernier bord de spi. Nous avons bien répondu à leurs attaques et avons tenu le coup in extremis : deux ou trois mètres seulement ! » Davies se fend d’un large sourire et s’avoue content de ce point pris enfin aux Américains, particulièrement brillants à Dubaï. « Ce sont les vainqueurs de l’America’s Cup et ils régatent ensemble depuis longtemps. Pas très brillants lors des précédents Louis Vuitton Trophy, il était temps qu’ils prouvent leur cohésion ! »

Ce soir, BMW ORACLE mène toujours le classement provisoire devant ETNZ, deuxième. Derrière eux, les matchs sont tout aussi disputés : un point partout entre Mascalzone Latino Audi et Artemis, et un point partout entre Synergy et All4One.

« C’était chaud ! On a pu marquer un point contre les Russes même si on a d’abord perdu la première manche. Dommage, car c’était également une course très serrée. » Yann Gouniot, régleur de grand-voile d’All4One, atteste du niveau de la compétition. « Pour rester au contact, il faut bien naviguer, faire de belles manœuvres et une bonne tactique. » Un programme tentant qui continue dès demain, avec le cinquième et dernier jour du Round Robin 1.

Pour suivre la course, rendez-vous sur le site de l’épreuve, www.louisvuittontrophy.com. Les matchs sont retransmis en direct : caméras embarquées, couverture 3D assurée par VirtualEye et commentaires de Peter Lester et Martin Tasker. Pas de départ avant 12 heures, heure locale (9 heures, heure française). Les heures de départ et les conditions de navigation sont retransmises sur le site de la course.  

Le Louis Vuitton Trophy de Dubaï se déroule sous le parrainage du Cheikh Ahmed Bin Saeed Al Maktoum, président d’Emirates Airline et principal sponsor de l’événement.

Classement provisoire
 1.  BMW ORACLE Racing, 7-1, 7 pts
  2.  Emirates Team New Zealand, 4-3, 3.5 pts *
= 3.  Artemis Racing, 3-4, 3 pts
= 3.  Synergy Russian Sailing Team, 3-5, 3 pts
= 3.  All4One, 3-5, 3 pts
  6.  Mascalzone Latino Audi Team, 3-5, 2 pts *

* Point déduit après décision des arbitres

Flight 1, Match 1 – Synergy Russian Sailing Team bat All4One, 00:08
Sept à douze nœuds de vent, secteur Nord-Est. All4One se fait doubler sur le premier bord et, malgré un passage scabreux à la bouée au vent, Synergy garde la tête. Les Franco-Allemands continuent de bien manœuvrer et reviennent sur le dernier bord de spi. Synergy résiste et remporte le match de justesse – huit secondes.

Flight 1, Match 2 – Artemis Racing bat Mascalzone Latino Audi, 00:39
Sept à douze nœuds de vent, secteur Nord-Est. Gavin Brady, le barreur de Mascalzone Latino Audi, écope d’une pénalité pour contact une minute avant le départ. En plongeant sous le vent d’Artemis, l’étrave du bateau italien a touché la baguette de sécurité située sur le tableau arrière des Suédois. ML Audi n’arrive pas à se débarrasser de cette pénalité avant l’arrivée. Victoire confortable pour Artemis.

Flight 2, Match 1 – All4One bat Synergy Russian Sailing Team, 00:11

Une dizaine de nœuds de vent, secteur Nord. Bon départ de Sébastien Col qui part à droite du plan d’eau. A la barre du bateau russe, Francesco Bruni est quant à lui forcé de loffer en grand pour passer la bouée. Bataille de virements sur le premier près. All4One enroule sept secondes en tête mais Synergy le couvre sous spi et passe devant à la porte. Second près, et second changement de leader expliqué par Bernard Labro, numéro un français à bord de Synergy : « Sur le dernier tiers, il y avait plus de pression à gauche mais nous n’avons pas voulu lâcher la priorité tribord. On s’est fait rattraper avant de manquer le dernier virement. On a viré un peu tôt, All4One est resté bâbord, nous a contrôlé jusqu’à la layline et nous a dépassé. Ensuite, on a raté un empannage et ça leur a donné la demi-longueur nécessaire pour passer à l’aise. »

Flight 2, Match 2 – Mascalzone Latino Audi bat Artemis Racing, 00:38

Une dizaine de nœuds de vent, secteur Nord. Les Italiens prennent un bon départ. Ils se lancent sous le vent d’Artemis et le forcent à virer. Une longueur d’avance à la bouée au vent seulement, mais Gavin Brady (Mascalzone Latino) creuse son avance et remporte un point salvateur.

Flight 3, Match 1 – BMW Oracle Racing bat Emirates Team New Zealand, 00:19
Une douzaine de nœuds de vent, secteur Nord. James Spithill (BMW ORACLE) gagne le départ et part à droite. Dean Barker (ETNZ) vire et part à gauche. Plus de pression à droite : ça passe pour les Américains. « Dial down » à l’approche de la marque au vent, nombreuses protestations toutes saluées par un pavillon vert. Même si Barker continue d’attaquer et reste à moins de deux longueurs, Spithill domine.

Flight 3, Match 2 – Emirates Team New Zealand bat BMW Oracle Racing, 00:01

Une douzaine de nœuds de vent, secteur Nord. Moins de lumière. James Spithill contrôle de nouveau le départ … Jusqu’à la dernière minute, lorsque Dean Barker l’écarte du côté favorable de la ligne. Le bateau kiwi contrôle le reste de la manche. Un empannage judicieux rapproche toutefois les Américains qui coupent la ligne une seconde derrière ETNZ !