Les records ont explosé

Pour la deuxième édition du nouveau parcours des 100 Milles de Pentecôte, tous les records de vitesse ont été pulvérisés.

En multicoque sur le petit parcours, c’est Moreno Bourquin de St-Aubin qui s’impose en 4h50’12 » (6h08 en 2009) et César Sandoz d’Estavayer-le Lac qui réédite sa très belle victoire de l’année passée en 6h59’50 » (8h08′ en 2009). Sur le grand parcours, il n’aura fallu que 4h45’37 » (7h56 en 2009) au multicoque M2 de Mikael Wallenberg de Versoix et barré par le staviacois Nicolas Dénervaud, pour signer le meilleur temps absolu des 100 Milles. Quant au monocoque du biennois Félix Meyer, il termine aussi en un temps record, puisqu’il ne lui faudra que 7h24’42 » (8h08′ en 2009) pour terminer sa course.

82 équipages avaient rendez-vous avec une bise soufflant à plus de 20 nœuds samedi matin au large d’Estavayer-le-Lac.

Dès le départ (sous spinnaker) les favoris se sont positionnés de manière à ne laisser que peut de chances aux autres prétendants. Si le spectacle du départ était un peu moins « rock’n’roll » que l’année dernière (bise à plus de 30 nœuds), il n’en reste pas moins que les premiers bords de vent arrière demandaient une certaine maîtrise de la part des équipages, notamment lors des inévitables empannages rendus nécessaires par la position d’une marque de parcours, proche du banc de sable de Font. Certains d’entre eux se sont tout de même fait quelques frayeurs.

En route vers la bouée d’Yverdon, la flotte des monocoques se faisait déjà rattraper par les multicoques partis ½ heures plus tard.

D’Yverdon, les choix tactiques varient pour la prochaine bouée. D’une part les catégories régatant sur le grand parcours qui doivent virer une marque mouillée près de la Thielle à Gampelen et d’autre part les catégories courant sur le petit parcours pour lesquels la bouée à virer se trouve sur la Motte. Dans les deux cas, les options sont multiples, la bise n’ayant pas les mêmes caractéristiques sur les deux rives du lac.

A ce petit jeu stratégique, c’est encore les équipages les plus expérimentés qui feront la différence, et pas forcément la technologie du bateau.

Les 100 Milles de Pentecôte, ne seraient pas ce qu’ils sont, sans la participation des passionnés de croisière. En effet, depuis sa création il y a plus de 30 ans, cette régate au long cours à la réputation d’attiser d’autres passions que la course aux résultats. Parmi ces courageux navigateurs, citons l’équipage staviacois entièrement féminin du Nomade 640 à Monique Müggler, qui n’hésite pas à passer 12 heures sur le petit parcours, avec le sourire « siouplaît ». Ou encore, l’équipage de l’Edel 720 d’Americo Rigiani qui lui, se paye le luxe de naviguer plus de 15 heures sur le grand parcours. Seul équipage à être rentré après minuit.

Tous les résultats sur www.cvestavayer.ch

 Denis Monnerat