Mathieu Richard termine deuxième du championnat du monde de match racing

Kuala Terengganu, Malaisie – 5 décembre 2010. Le Français Mathieu Richard, qui avait mené le championnat du monde tout au long de la saison, a vu ses chances d’être couronné s’évaporer lors de la dernière journée de compétition disputée en Malaise. Vainqueur en finale, c’est le Britannique Ben Ainslie du TEAMORIGIN qui remporte le titre mondial de match-racing.

« Il est clair que c’est une grosse déception de terminer deuxième du championnat après avoir mené toute la saison » a commenté Mathieu Richard. « Ben dispose d’une équipe vraiment forte et ils méritent d’être champions du monde. J’étais  pourtant satisfait de notre préparation pour cette compétition, et nous avions réalisé une belle saison en terminant cinq fois sur le podium. Cela reste donc une année dont nous pouvons être fiers! »

 

Arrivé en phase finale en Malaisie après une semaine de résultats en demi-teinte, le skipper du French Match Racing Team était sous pression. Qualifié en huitième position pour les quarts de finale, il s’est retrouvé à jouer ses chances de titre face à son dernier adversaire, le Britannique Ben Ainslie. Ce dernier ne lui a laissé que de faibles espoirs après l’avoir dominé par trois victoires pour une défaite lors de le la phase qualificative.

 

Pour disposer d’une chance de conserver sa première place au classement mondial, Mathieu Richard et son équipage ne devaient pas rater les play-off qui déterminent le classement final entre la 5e et la 8e place de l’épreuve malaisienne. Mais tout comme en 2009, alors qu’il avait terminé la saison par une cinquième place, Richard savait que s’il était habile en qualification, les matchs décisifs ne lui réussissaient que rarement. Il a donc profité de l’inter saison pour remédier à ce défaut afin de conserver énergie et concentration pour mieux défendre ses chances lors des phases finales. 

  

Cette préparation minutieuse fut une réussite et dès le début de la saison 2010, il remporte la compétition disputée en France face à Ben Ainslie. Il profite alors de l’absence du Britannique lors des trois événements suivants pour en remporter deux autres. Lors du Match Race Germany, il obtient d’ailleurs sa meilleure performance en parcours de qualification et termine sur la troisième marche du podium. Mais pendant ce temps, le champion du monde en titre, le Néo-Zélandais Adam Minoprio du ETNZ / BlackMatch Racing remporte sa première victoire et revient dans la course au titre mondial.

 Mathieu Richard revient ainsi rapidement dans le match en remportant la Korea Match Cup, lors de laquelle il bat le Britannique Ian Williams. Vainqueur face au skipper du Team GAC Pindar, double champion du monde, il laisse Minoprio à la septième place.  Mais la suite du championnat n’est pas aussi brillante pour le skipper français. Il y a d’abord l’épreuve du Portugal lors de laquelle il ne fait pas mieux que septième alors que Minoprio termine troisième et reprend des points de retard. Cela ne s’arrange pas au retour de Ben Ainslie sur le circuit lors de la  STENA Match Cup Sweden. Le Britannique rappelle son ambition pour le titre mondial en remportant l’épreuve suédoise pendant que le Français ne fait pas mieux que septième

 Vainqueur ensuite de la St Moritz Match Race, Richard ne se laisse pas abattre et rappelle à ses concurrents qu’il reste en course pour emporter un premier titre mondial. Mais ses deux principaux adversaires ne sont pas loin, terminant respectivement troisième et quatrième de la compétition suisse. Lors du Danish Open, c’est au tour de Ben Ainslie de connaître un trou noir. Le skipper du TEAMORIGIN devait sans doute avoir la tête ailleurs, la compétition coïncidant avec l’annonce que son équipe ne participera pas à la prochaine Coupe de l’America. 

 C’est ensuite aux Bermudes que les deux hommes se retrouvent tous deux en situation difficile, à la peine lors des manches de qualification. Mathieu Richard n’arrive même pas à prendre une place dans les huit premiers et se voit hors jeu pour les quarts de finale. Pendant ce temps, Ainslie parvient jusqu’en finale et s’y impose pour revenir dans la course au titre mondial. Le deuxième du classement annuel, Adam Minoprio ne peut faire mieux que cinquième. Richard sait désormais que même s’il reste leader du classement mondial, il lui faudra réaliser une bonne performance lors de la Monsoon Cup pour espérer obtenir son premier titre mondial. Hélas, ce ne sera pas le cas.

 

Photo : Copyright  – SubZero Images, WMRT. Ben Ainslie et son équipage de Team ORGIN lèvent le trophée de champion du monde de match racing.

  

 

Classement final du World Match Racing Tour :

1. Ben Ainslie (GBR) TEAMORIGIN 118
2. Mathieu Richard (FRA) French Match Racing Team 111

3. Torvar Mirsky (AUS) Mirsky Racing Team 106

4. Adam Minoprio (NZL) ETNZ/BlackMatch Racing 90

5. Ian Williams (GBR) Team GAC Pindar 87

6. Jesper Radich (DEN) Gaastra Racing Team 82
7. Francesco Bruni (ITA) Azzurra 65
8. Peter Gilmour (AUS) YANMAR Racing 60

9. Björn Hansen (SWE) Hansen Global Team 45

10. Magnus Holmberg (SWE) Victory Challenge 29

Classement final de la Monsoon Cup :
1. Ben Ainslie (GBR) TEAMORIGIN
2. Torvar Mirsky (AUS) Mirsky Racing Team
3. Jesper Radich (DEN) Gaastra Racing Team
4. Björn Hansen (SWE) Hansen Global Team
5. Ian Williams (GBR) Team GAC Pindar
6. Francesco Bruni (ITA) Azzurra
7. Peter Gilmour (AUS) YANMAR Racing

8. Mathieu Richard (FRA) French Match Racing Team