Message du bord du 22 octobre 2009

22.10.09

Désolé pour le retard, mais la nuit a été gourmande en énergie. Le vent, actuellement est en train de mollir un peu.

Il n’y a plus que 26 noeuds de vent au 310. Dans la nuit, il s’est installé à environ 35 noeuds. La mer est maintenant très forte. Nous avons des petits ennuis de fuite de gasoil, que nous n’avons pas encore réparé, mais il y en a un peu partout et le bateau est devenu une vraie patinoire. Après le câble de l’antenne de l’iridium openport, c’est l’antenne complète qui s’est arrachée. Voilà, autrement tout baigne à bord. On se réjouit d’un petit bord de reaching sous code 0 avec 10 noeuds de vent ! Pos 40048 N et 14041 W le 22/10/2009 à 2 H 55 TU
Bonne journée,
Bernard

« C’est toujours la guerre dans la lessiveuse ! »

22/10/09 « Caramel ou chocolat ? » La question vient du bord d’Axa Atout Coeur pour AIDES aux prises avec le nouveau front, fidèle aux prévisions. Des vents déchaînés, une mer démontée : pour la deuxième fois, les seize bateaux en mer ont essuyé un nouveau coup de tabac d’une rare violence. En tête, on prend les mêmes et on recommence : le trio Cheminées Poujoulat (Jourdren-Stamm), Pôle Elior Santé (Bouchard-Krauss) et Initiatives Saveurs (De Lamotte-Hardy), mène la danse dans ces conditions exécrables. Mais gare au duo de Telecom Italia (Solidini-D’Ali) qui a mis beaucoup d’ouest dans sa route : le voilà 5è, à 70 milles des premiers. Quant aux paires d’Axa Atout Coeur pour Aides (Nigon-Jouany) et d’Adriatech (Consorte-Aubry), elles ont choisi leur camp : la route du soleil, le chemin des vents portants, la voie sud… Tout un autre programme !

Mais diable que sont-ils venus faire dans cette galère ? Ca tape, ça mouille, ça secoue, ça remue dans tous les sens… Au front pour la deuxième fois, les équipages ont de nouveau dû mener un combat d’une sauvage intensité dans des vents contraires. Après une nuit sous haute tension, le pire est désormais derrière pour l’ensemble de la flotte. Groggy, les marins ont fait le dos ros. Les nouvelles reçues depuis le large des côtes portugaises sont rassurantes, même si on peut deviner à la lecture des messages envoyés dans la nuit, que la dépression à l’œuvre ces dernières heures, rapide et musclée, a de nouveau généré son lot de stress et de sueurs froides à des Class’40 mis à très rude épreuve.

Sur les atlantiques révoltées, les équipages ne s’en positionnent pas moins en direction des Açores et de l’île de Flores qu’ils doivent laisser à tribord. Le gros des troupes, à l’image des imperturbables trois premiers bateaux, Cheminées Poujoulat, Pôle Elior Santé et Novedia-Group poursuivent dans leur élan au nord-ouest, sur une route qui les oblige à tricoter au près dans des conditions proches d’une transat nord ! Dans ce petit tir groupé à trois, Tanguy de Lamotte et Adrien Hardy se distinguent néanmoins par un léger décaler sud, ils campent sur une position qui pourrait se révéler intéressante dans quelques jours. En tout cas, un nouveau venu, et pas des moindres, pointe le bout de son étrave dans ces quartiers un certain Telecom Italia. Giovanni Soldini et Pietro d’Ali ont fait cap à l’ouest cette nuit. Ils accusent désormais 70 milles de retard. Néanmoins on peut leur faire confiance pour rapidement combler ce petit écart à l’échelle des 4500 milles qu’il reste à parcourir pour rallier Progreso. La route est longue, elle est surtout semée de pièges et d’embûches…

 Morceaux de choc

« La nuit a été encore gourmande en énergie. Le vent est en train de mollir un peu. Il n’y a plus que 26 noeuds de vent d’ouest, nord-ouest. Il s’était installé à 35 nœuds. La mer est maintenant très forte. On se réjouit d’avance d’un petit bord de reaching sous code 0 avec 10 noeuds de vent ! » Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat)