« Ne changez rien! »

 

C’est un Ken Read enthousiaste qui a débuté de tonitruante manière une saison tonique à bord d’un nouveau maxi yacht, « Rambler 100 », à l’occasion de la Caribbean 600. Le skipper américain du projet « Puma Ocean Racing » vient de remporter l’épreuve, laissant loin dans son sillage son adversaire désigné Leopard 3, et s’offrant de surcroît le record de l’épreuve. Vainqueur de la première édition des Voiles de Saint-Barth, George David lui a naturellement renouvelé sa confiance en lui confiant « Rambler 100 », l’ex « Speeboat » acquis en début d’année. Très excité par les performances du bateau, Ken Read se délecte du programme qui l’attend ces prochaines semaines. Les Voiles de Saint-Barth lui ont laissé un impérissable souvenir, puisqu’à l’évocati! on de sa victoire de 2010, il avoue spontanément avoir alors profité « des meilleures conditions jamais rencontrées dans toute ma carrière… » La perspective de régates à couteau tiré sur des parcours ventés et diversifiés face à son grand rival Leopard 3 est pour le Team Puma source d’inépuisables jubilations.

« Ne changez rien ! » ; Ken Read, après cette première épreuve du tout nouveau circuit Atlantic Ocean Racing Series (AORS), attend beaucoup des Voiles de Saint-Barth. L’épreuve, de parcours courts à la journée, constituera la première confrontation sur ce type de régates entre son maxi Rambler 100 et le redoutable Leopard 3 du Britannique Mike Slade. « Rambler et Leopard sont deux monstres gigantesques » explique Ken Read d’un ton plein d’admiration. « Ils sont faits pour les longs runs océaniques et les grands parcours offshore. Ce sont des « bêtes à records ». Pour notre équipage, il est fondamental de pouvoir aussi s’aligner en régates inshore comme à Saint-Barthélemy, sur des parcours très tourmentés &a! grave; la journée autour des îles. Cette confrontation avec Leopard 3 qui va solliciter au maximum les équipages est passionnante car nous serons bord à bord une grande partie du temps et l’intensité sportive sera à son maximum. »

La Caribbean 600 constituait cette semaine pour Ken Read et ses hommes un format intermédiaire qui a rapidement tourné à l’avantage de Rambler 100, en tête de bout en bout dans des conditions typiquement caribéennes, alizés bien établis au vent des îles, et jeu compliqué des courants à bien négocier, surtout de nuit. L’ex trimaran Primagaz détenait le précédent record toutes classes confondues, tandis que Mike Slade et son « Leopard 3 » avait en 2009 signé la plus belle performance en monocoque, avec un temps de 44 heures, 5 minutes et 14 secondes. Il faudra désormais inscrire le temps de 40 heures, 20 minutes et 2 secondes comme temps référence de l’épreuve. A noter que Sojana, l’immense plan Farr de Peter Harrison, animateur l’an passé des Voiles de Saint-Barth, et qui sera de nouveau présent cette année, figurait p! armi les engagés, au côté d’un autre postulant Genuine Risk, le 97 pieds américain signé « Dubois Custom », nouvel inscrit aux Voiles de Saint-Barth qui pourrait lui aussi venir jouer les troubles faits. Ken Read et ses hommes viennent ainsi de marquer un premier point dans leur confrontation avec Mike Slade et son Leopard 3. « A 26 noeuds de nuit sous les étoiles, nous avons connu de grands moments de navigation à bord de Rambler 100, un voilier qui apporte une toute nouvelle dimension au sport de voile » conclut Read, dont le regard se porte déjà sur les Voiles de Saint-Barth.

L’Américain a mobilisé l’intégralité de son équipe « Puma Ocean Racing », soit 15 professionnels de haute volée, auxquels viennent s’ajouter les compétences de 7 autres marins expérimentés pour dompter la puissance des 30 mètres de carbone du maxi yacht. « A Saint-Barth, chaque jour est différent. Le Comité de course fait un boulot remarquable en nous proposant des parcours à la fois spectaculaires entre les îles, et terriblement exigeants tactiquement car ils nous permettent de naviguer à toutes les allures. Les Voiles de Saint-Barth sont ainsi physiquement éprouvantes car le vent régulier qui balaie les îles en cette saison nous permet de solliciter le bateau au maximum de son potentiel et de multiplier les changements de voiles d’un bord sur l’autre. C’est vraiment une épreuve techniquement intéressante et qui complète merveilleusement le programme des Atlantic Ocean Racing Series qui culmineront en juin avec la Transatlantic Race 2011 de Newport, Rhode Island au Cap Lizard. »

A retenir :

A un mois du début des régates, les Voiles de Saint-Barth enregistrent les inscriptions de pas moins de 49 voiliers, répartis selon leur taille et leur jauge dans les 5 Classes suivantes :

SUPER / MAXI YACHT : Un Maxi yacht fait référence à un voilier prototype ou de petite série de 21 mètres minimum : 8 inscrits

CLASSIC : Dit Classic Yacht ou Yacht de tradition, ce type de bateau d’époque doit avoir au moins 35 ans et se répertorie dans différentes catégories : 5 inscrits

RACING : Cette classe regroupe des monocoques de course destinés spécialement à la régate côtière ou hauturière : 15 inscrits

RACING-CRUISING : La classe Racing Cruising regroupe le plus souvent des bateaux de série, armés aussi bien pour la croisière que pour la course : 17 inscrits

RACING-MULTIHULL : Cette classe réunit des multicoques de régate, trimarans ou catamarans, d’une longueur comprise entre 30 et 60 pieds en moyenne, très légers et rapides : 4 inscrits