« on s’adaptera quoiqu’il arrive »

Les Figaristes ont quitté le port de Gijon depuis cinq heures et la flotte est d’ores et déjà bien étalée d’Est en Ouest. À chacun sa longitude donc, pour appréhender la dorsale qui laisse présager une première nuit complexe. Bernard a, pour sa part, opté pour un positionnement un peu à l’Ouest pour entrer dans la zone « sinistrée ». Stratégie que l’on imagine bien réfléchie, puisque d’après les propos du skipper de Cheminées Poujoulat avant son départ, il a bien préparé son étape.

« La première étape s’est plutôt bien passée pour moi, j’ai donc un peu de pression pour que ça continue sur la même voie et ce ne sera pas forcément très simple. Mais tout va bien, tout est prêt. J’ai fait de la météo et de la ‘nav’ autant que j’ai pu. Le profil de cette étape est à l’inverse de la première, c’est plutôt du large au départ et du côtier pour finir, du coup il s’agit de bien gérer sa vitesse sur le début et essayer de ne pas se faire lâcher pour attaquer les cailloux parmi les premiers.
Côté météo, nous aurons deux fronts à passer, dont un plutôt marqué. Du coup on devrait avoir de la pluie battante et pas mal de vent derrière le front. Ca devrait mouiller un peu, mais sur la Solitaire, ce ne sont pas non plus des étapes complètement sous l’eau. Mon ciré de large est toujours dans son sac avec son étiquette. »