PREMIERS MOTS FRANCIS JOYON LORS DE SON ARRIVÉE

Parti le samedi 17 octobre de Port Louis en France (Morbihan), à l’assaut de ce nouveau record entre la France et l’île Maurice (océan Indien) Francis Joyon est arrivé ce jeudi 12 novembre à 16 heures, 03 minutes et 29 secondes (heure française). Quelques 10 304 milles nautiques parcourus en 26 jours, 4 heures, 13 minutes et 29 secondes, à la vitesse moyenne de 16,40 nœuds. Premiers mots du marin trinitain lors de son arrivée à l’île Maurice :

Le Record France – île Maurice
Francis Joyon : « C’est vrai qu’arriver ici à l’île Maurice à la tombée du jour dans le soleil qui se couche c’était assez beau. Ce parcours de la route des Indes c’est presque un demi tour du monde sauf qu’il a fallut aller mettre le cap sur les îles Kerguelen pour remonter ensuite vers l’île Maurice. Cette nouvelle route est un très beau parcours, riche d’une histoire maritime forte. L’île Maurice voulait depuis longtemps accueillir des grands bateaux de course donc ça nous a fait plaisir de le faire et je pense que beaucoup d’autres skippers y ont déjà pensé et réaliseront ce projet un jour ou l’autre ».

Premier temps de référence en 26 jours et 4 heures
Francis Joyon :  » J’étais dans le timing prévu jusqu’au passage du Cap de Bonne Espérance, après j’ai rencontré un véritable mur de vent debout et de calme plat et cela a un peu détruit mon capital temps. C’est vrai que je n’aime pas trop les calmes plats, car cela engendre beaucoup de houle, les voiles qui claquent, le matériel qui souffre durant des heures avec le bateau qui ne dépasse pas 2 noeuds. Je n’avais pas encore connu cela, c’était un peu dur pour les nerfs »

Le rythme de ce nouveau record
Francis Joyon :  » Etablir un premier temps de référence avec une météo difficile c’est assez dur car on se dit que le prochain bénéficiera de meilleurs conditions et ira plus vite, aussi il faut se donner encore plus à fond et aller au bout du truc. Malgré une quinzaine de système météo à franchir, la remonté de l’Océan Indien a été le plus difficile de ce parcours, mais l’arrivée à Maurice était magique. On a même eu la visite d’une baleine lors de l’arrivée qui est venu nous saluer entre le trimaran et le bateau presse qui nous accompagnait »