Prendre le large ?

À l’heure où le monde se met entre parenthèses, la voile aussi doit prendre un ris. Les sorties entre amis et les régates du début de saison attendront quelque temps. JO menacés, salons nautiques annulés, économie navale fragilisée, il nous appartient à tous de nous serrer les coudes dans l’attente d’une sérénité retrouvée.

Skippers pense à ces travailleurs de l’économie navale qui voient leur avenir incertain, aux indépendants, aux patrons de chantiers navals, à tous les maillons de la chaîne vertueuse du nautisme qui se trouvent bousculés par la tournure des événements. Nous adressons aussi une pensée spéciale aux organisateurs du Salon international du multicoque contraint à l’annulation de leur événement. Nous imaginons leur peine de devoir renoncer au fruit d’une année de labeur. Nous voulons aussi témoigner tout notre soutien à nos olympistes, aujourd’hui plongés dans l’incertitude, mais qui doivent cependant continuer à se préparer en vue de Tokyo.

Le monde entier – et en particulier notre continent – se voit contraint de ralentir son rythme durant un certain temps. Voguer lentement n’est pas un exercice inconnu des navigateurs. Nous, marins, lorsque nous naviguons par petits airs ou loin des côtes, savons faire fi du temps qui passe. Quand les aiguilles de l’horloge semblent ralentir – par exemple durant une traversée –, nous laissons aller notre esprit pour mieux échapper à la réalité du temps. Contre la menace de l’ennui, rien ne vaut donc de faire appel à notre sens marin ! Et pour ceux qui feraient usage d’une piqûre de rappel, gardez à l’esprit que le premier Skippers de l’année arrivera dans vos boîtes aux lettres juste après Pâques. Si ce n’est pas encore fait, il est peut-être temps de s’abonner ici.