RAMBLER 100 aime les voiles de Saint-Barth

 

– Rambler 100, la machine à gagner
– Les Voiles de Saint Barth pour préparer la Volvo Ocean Race
– Des subtilités du rating…
– Le jeudi, c’est relâche à Saint-Barth…

« C’est un animal ! une bête ! » Les termes sont forts, mais qu’on ne s’y trompe pas, le ton de leur auteur, l’américain Ken Read, est plein d’une emphatique admiration pour sa monture du moment, l’immense Rambler 100 dont l’imposante silhouette plane depuis lundi sur les Voiles de Saint-Barth. Et de fait, la voracité du plan Kouyoumdjian a de nouveau impressionné tout au long des 25 milles du parcours proposés ce jour aux 48 yachts engagés. Au plaisir évident de régater dans des conditions idylliques, 16 nœuds de vent parfaitement établis et stables, sur la longue houle régulière d’Atlantique, les hommes du Puma Ocean Racing qui officient à bord sous la houlette de Ken Read ont ajouté un sérieux et un professionnalisme qu’un indiscutable nouveau succès est venu sanctionner en tout début d’après-midi.

Une formidable plate forme de développement technique et sportive

Engagé dans une ambitieuse campagne qui doit le mener au départ de la prochaine édition de la Volvo Ocean Race à Alicante en octobre prochain, l’américain Ken Read s’est doté avec Rambler 100, d’une extraordinaire plateforme d’entraînement et de développement pour son projet autour du monde. Que ce soit sous l’angle technique, avec la dynamique collaboration de son voilier North Sails, ou humain, avec l’addition gagnante de l’équipe Rambler de George David au team Puma, le grand plan Kouyoumdjian place le curseur de l’excellence nautique à l’échelon le plus élevé. « Rambler 100 est un voilier d’une exigence inouïe » explique le sociétaire du New York Yacht Club ; « Pour en tirer la quintessence sans risquer la sortie de route, chaque équipier doit constamment élever son niveau de réactivité. Rambler est un véritable laboratoire qui permet de souder l’équipe. Chacun apprend à connaître plus profondément encore les équipiers avec lesquels il disputera la Volvo. Chaque journée est une nouvelle expérience pour chacun de nous. Ce bateau est vivant et ne cesse de nous surprendre. » Il n’en faisait guère mystère en arrivant aux Voiles ; Ken Read attendait beaucoup de l’exercice de parcours court autour des îles, afin de pousser davantage encore équipiers et matériels dans ses retranchements, en les soumettant à l’implacable torture de la multiplication des manœuvres, changements de voiles ou d’amure. « C’est un effort aussi intellectuel que physique, dans le sens où il faut savoir changer sa mentalité de coureur au large en régatier proche des rivages. L’approche est très différente et nous avons d’ailleurs commandé des voiles spécifiques pour ce type de régates. Nous savons désormais que notre équipe, des hommes de proue à la cellule arrière a la capacité à s’adapter. Nous sommes loin de la perfection. On continue d’apprendre ».

La moisson de Willem Wester

Le Grand Soleil 43 OT Antilope, version régate du Grand Soleil, après s’être distingué en Europe, avec d’indiscutables succès à Cowes, poursuit sa moisson de succès dans les Caraïbes, avec un récent succès à Saint Thomas. Antilope, au Néerlandais Willem Wester, tient la dragée haute au redoutable TP 52 Vesper et au non moins impressionnant Farr 60 Venemous, à la faveur d’un « rating » fort avantageux. Vainqueur hier en temps compensé, l’équipage Néerlando-Britannique a de nouveau régaté aujourd’hui avec un sens aigu de la trajectoire et une maîtrise tactique impressionnante, pour contrer l’exceptionnelle aptitude au portant de ses adversaires plus légers et comparativement plus toilés. Vesper a vu la menace Venemous s’éloigner dès le passage de l’île Chevreau, quand le spinnacker du Farr 60 américain s’est déchiré. Le TP 52 noir et vert, intouchable aux allures portantes, a pu dérouler en toute quiétude pour boucler les 16 milles du parcours réservé à sa classe en un peu plus de 2 heures 30. Et c’est Antilope qui tire une nouvelle fois son épingle du jeu en restant largement dans le cadre de son généreux rating.

Le jeudi, c’est repos…

C’est une demande des propriétaires de yachts que l’organisation des Voiles de Saint-Barth a tenu à exaucer ; ménager au milieu de la semaine de régates une pleine journée de détente pour skippers, équipages, organisateurs et leurs amis. Saint-Barth, son soleil généreux, ses paysages à couper le souffle, et son art de vivre à nul autre pareil mérite qu’on s’y attarde, qu’on y flâne et qu’on s’y amuse entre deux courses échevelées. Un programme varié et festif à souhait est ainsi proposé aux équipages venus, rappelons le, d’une vingtaine de pays, et pour qui gastronomie et plaisirs de vivre à la française au soleil de la Caraïbe constituent une part intégrante des Voiles de Saint-Barth. La plage de Saint Jean accueillera ainsi demain tous ces gens de mer pour une belle journée de convivialité, agrémentée d’aimables récréations, au premier rang desquelles, une régate d’un genre inhabituel, celle de voiliers radio commandés. Tous les équipages sont invités à se défier mutuellement sur la plage de Saint-Jean, télécommande à la main, sur des parcours d’une centaine de mètres de long, dûment et impitoyablement régis par les très sérieuses règles de course de la FFV et de l’ISAF.

Une enchère pour Haïti

La soirée des Voiles organisé ce soir à l’hôtel Guanahani & Spa, partenaire de l’épreuve, servira aussi de cadre à une vente aux enchères de l’œuvre originale de l’affiche officielle des Voiles. Skippers, propriétaires, et amis feront œuvre caritative en surenchérissant puisque les bénéfices de la vente seront intégralement reversés au profit de Bay Kout Men Haïti.

BKMH est une association loi 1901 à but non lucratif, créée par des professionnels du bâtiment de Saint Barthélémy. Son but est de concevoir et d’encadrer la construction de bâtiments en bois simples, selon les normes parasismiques et anti-cycloniques, à vocation de logement ou autres, en utilisant les ressources matérielles que l’on peut trouver sur place, en apportant l’outillage nécessaire et en employant et en formant la main d’œuvre locale.

Les enfants aussi…

A l’initiative des organisateurs, les enfants des écoles de Saint Barthélémy ont eux aussi été conviés à partager la grande fête nautique des Voiles. Avec le soutien de la société Budget locations, deux grands catamarans ont été affétés afin que les enfants des écoles primaires de Gustavia, Colombier et Lorient rejoignent dès 10 heures ce matin le plan d’eau des régates, et prennent place aux premières loges de l’impressionnant ballet des maxi yachts déboulant à près de 20 nœuds sur la ligne de départ.

Ils ont dit :

Patrick Demarchelier, Puffy

J’ai un équipage constitué uniquement de locaux, des gens de l’île ; l’un vend des hamburgers, l’autre répare des motos, et un médecin de New-York.. tous amateurs! Cela se ressent d’ailleurs par moment (Rires). On essaie de bien faire, avec un bateau certes rapide (Puffy est un Swan 45), mais qui n’est pas un bateau de course. On se bat pour se rapprocher des meilleures places…

Peter Holmberg, Sojana

« Nous avons un gros bateau et notre priorité est de naviguer « propre », de ne pas faire d’erreur, et de tirer le maximum de Sojana. Il y a un gros travail d’équipe à effectuer à bord. Il faut maintenir un haut niveau de concentration parmi l’équipage ; concentration et solidarité. Les résultats découleront de notre capacité à naviguer au maximum de notre concentration….»

Tony Rey, Venemous

Tony Rey est le tacticien attitré de Peter Cunningham. Les deux hommes ont armé pour ces Voiles de Saint-Barth un Farr 60 performant, Venemous, avec lequel ils rivalisent face au redoutable TP 52 Vesper. Tony se réjouit d’une telle promiscuité car il prépare lui-même, notamment à l’occasion des régates de cette semaine, son propre équipage appelé à naviguer prochainement à bord de la dernière acquisition de Cunningham, le TP 52 ex Synergy, qu’il alignera sur un programme de régates nord américaines :

« Saint-Barth est un endroit absolument fabuleux pour la navigation. A chaque virement, le paysage qui se présente aux équipages est à couper le souffle. On prend un plaisir immense à naviguer, et tant pis si le parcours ressemble parfois à un champs de mines tant le vent fort creuse parfois très fortement la mer. Vesper, le TP 52 de Jim Swartz nous est supérieur au portant et dans la brise du début de semaine, il semblait intouchable… »

Le saviez vous ?

Le trésor de Mombars….

Saint Barthélémy, comme de nombreuses îles des Caraïbes, a eu son pirate attitré, le fameux Mombars dit « l’exterminateur » ! Gentilhomme du Languedoc, Mombars grandit non loin d’un couvant de jésuites, proche du Père Las Casas grand défenseur des indiens d’Amérique. Il fût ainsi baigné par les récits historiques de l’époque et mûrit à son tour une haine viscérale à l’encontre des conquistadores qui s’en donnaient à cœur joie dans la colonisation du nouveau monde, massacrant indiens et esclaves. Alors que Mombars n’était encore qu’adolescent, la guerre entre la France et l’Espagne éclata, lui donnant ainsi l’opportunité d’embarquer à bord d’un navire corsaire dirigé par son oncle.

Les récits de l’époque expliquent que Mombars faisait preuve d’une telle excitation à l’idée de combattre les espagnols que le moment venu, emplie d’une fureur inouïe, il les massacrait par dizaines, tel l’ange Exterminateur.

Mombars l’exterminateur se fit ainsi son nom. Semblable à un Colosse, brun de poils avec d’énormes sourcils broussailleux, ne buvant que de l’eau selon la légende, peu enclins aux jeux ou aux femmes, il accosta sur l’île de la tortue, et s’allia aux boucaniers contre les espagnols. Accompagné de son équipage formé principalement d’indiens et d’anciens esclaves dévoués jusqu’à la mort, il se lança à la chasse aux espagnols et apporta à son surnom d’exterminateur tout son sens. Toujours très proche des boucaniers, Mombars choisit alors Saint Barthélemy comme port d’attache et selon la légende locale, son trésor serait aujourd’hui encore bien enfoui sur ces terres.

Le partenaire du jour, La Banque des Antilles Françaises

La Banque des Antilles Françaises est filiale du Groupe BPCE. Issue de la fusion entre la Banque de la Guadeloupe et la Banque de la Martinique, la Banque des Antilles Françaises a été créée en 1967. La Banque des Antilles Françaises est une banque généraliste de proximité qui intervient sur tous les secteurs du marché : particuliers, entreprises et professionnels, secteur public territorial et promotion immobilière. Elle offre à ses clients toute la gamme de produits et services de banque commerciale : gestion de dépôts et de trésorerie, moyens de paiement, crédit et financements, gestion de patrimoine…