Récis du dernier jour des Suisses aux Bermudes

 6ème et dernier jour (dimanche 11 octobre)

9h00 Briefing, nous apprenons que nous allons matcher notre petite finale dès 10h00 et au meilleur des 3 et non plus des 5.

Notre adversaire, Ian Williams, double champion du monde de match race et détenteur actuel du titre, ça va pas être du gâteau mais nous l’avons battu dans le round robin alors nous y croyons.

 Ca commence mal, une perte de maîtrise de notre bateau nous contraint à un petit contact. Ca n’a pas manqué nous avons eu le droit à une pénalité, de plus nous sommes trop tôt sur la ligne et nous devons partir du mauvais coté du plan d’eau. Finalement nous restons environ 3 à 5 longueurs derrière lui durant tout le match, 1 point pour lui.

2ème préstart, meilleur timing, prise de confiance, ça y est on le pousse il dégagé et finalement nous partons tribord amures avec Williams 2 longueurs à notre vent. Durant tout le bord les commentaires sur les différences de cap et de vitesse fusent sur le bateau : plus vite plus haut plus bas même vitesse (nous sommes à fond !!!) Nous arrivons gentiment sur le cadre gauche et là, 2 composantes s’ajoutent à la difficulté du match racing. Premièrement nous avons un bateau spectateur en plein dans notre trajectoire (celle de Ian aussi d’ailleurs) et deuxièmement nous approchons à toute vitesse d’une zone interdite à la navigation. Nous sentons la pression monter à bord…….. Nous décidons de passer sous le bateau spectateur alors que Williams, lui, décide de passer à son vent. Il en résulte une légère accélération pour nous mais surtout un ralentissement pour notre adversaire. Ca y est nous avons le nez devant mais nous ne pouvons pas virer car nous serions bâbord et devrions lui laisser la priorité. ATTENTION c’est la panique à bord nous sommes probablement à quelques mètres de la zone interdite, les boués de marquages sont cachés par des bateaux spectateurs, si nous rentrons dans cette zone nous aurons une pénalité.

La règle est très clair nous devons annoncer à notre concurrent que nous « devons » virer et ensuite seulement entreprendre la manœuvre. Dans la panique à bord à savoir où exactement se situait cette zone on pousse la barre et nous partons en virement. C’est à ce moment qu’on annonce à notre adversaire que nous « devons » virer. Ce dernier fonce sur nous, il nous évite de justesse et il réclame. Coup de sifflet nous écopons d’une pénalité car nous avons annoncé trop tard notre virement. Erreur inutile, mais au moins nous restons devant et gardons l’avantage, le match reste ouvert. Deuxième coup de sifflet le jury estime que cela nous a fait prendre l’avantage du match alors il monte le drapeau rouge, cela signifie que nous devons effectuer notre réparation de suite. Décision trés sévère, car autant la la pénalité en soi etait justifié, nous avions l’impression d’avoir déja le nez devant avant l’incident et en plus, c’est vraiment pas le moment idéal pour faire une pénalité. Autant vous dire que Williams et son équipe en on profité pour nous prendre 4 longueurs que nous n’avons jamais réussi à les rattraper.

2ème points pour Ian Williams………….Nous sommes frustrés d’avoir perdu ce match par la décision du drapeau rouge mais une décision d’arbitre est une décision d’arbitre et nous avons quand mème comis une erreur que nous avons malheureusement payé très cher. 

Finalement nous terminons la Bermuda Gold Cup 2009 en 4ème positions ce qui est le meilleur classement pour le team Monnin cette année. En finale c’est un Ben Ainslie (3 médailles d’or au J.O. avec comme tacticien Ian Percy qui lui en a 2) vraiment impressionant qui bat Adam Minoprio. Ce dernier prend d’ailleurs la tète au classement général du world match racing tour et est désormais grand favori pour le titre de champion du monde à seulement une épreuve de la fin.

 Nous n’avons rien à nous reprocher, nous sommes fièrs de l’excellente cohésion de l’équipe. Notre prestation a été d’un très haut niveau mais nous nous rendons compte que lorsque l’on se bat contre de telles têtes d’affiche la moindre petite erreur coûte très chère. Nous étions fier de voir Eric Monnin avec le drapeau Suisse lors de la dernière conférence de presse au coté de Ian Williams (UK), Adam Minoprio (New Zealand) et Ben Ainslie (UK).