Repos pour les uns, dernière ligne droite pour les autres

L’avantage d’une régate virtuelle, c’est qu’aux escales, pour celles qui en comportent, on n’a pas besoin de passer son bateau en revue. Pendant que les quatre skippers toujours en course sur la Velux 5 Oceans sont en plein chantier à Punta Del Este, les 23’000 autres virtuels peuvent prendre un repos bien mérité. Bien-sûr, Solenstar, I’ex cargo TPN, Baïdarka, vainqueur de la troisième étape, ou encore les leaders du général tinifon@TPN, LE RUPELLA LR et golf 78 TPN ne peuvent pas profiter de cette fin d’été australe uruguayenne. Et voilà qui est bien dommage pour eux, car la bourgade de l’embouchure du Rio de la Plata est plutôt réputée pour l’ambiance de ses soirées. Mais tout le monde le sait, on ne peut pas tout avoir. Certains coureurs peuvent toutefois commencer à étudier les modèles météo, afin d’anticiper un peu la prochaine étape vers les Etats-Unis.

Les concurrents de Thomas Coville voient de leur côté arriver la fin de leur calvaire qui ne devrait pas durer plus d’une dizaine de jours pour les premiers. Si le skipper de Sodeb’O a fait un grand virage à gauche pour raser la côte brésilienne et limiter la casse devant une méchante bulle , le quinté de tête virtuel, toujours composé de Ricoo, LE RUPELLA LR, jeremy31700, La Bulle TL et bobbarouf, poursuit sa route à quelques milles de Récif, direction le Pot au Noir. L’Alizé du nord-est et l’anticyclone des Açores deviennent les prochains casse-têtes des concurrents qui sont tous largement en avance sur le record de Joyon.

Le Trophée Jules Verne ne voit de son côté toujours aucun prétendant inquiéter KermeneR, qui trône tranquillement sur son temps exceptionnel de 44 jours, 22 heures et 48 minutes. Plusieurs bateaux approchent de la ligne libératrice, mais ils affichent pour la plupart une dizaine de jours de retard sur le temps de référence. Ceux qui sont encore dans le sud doivent commencer à craindre l’arrivée de l’hiver australe, même s’il est préférable de le traverser