Revue d’effectif

Avec 50 voiliers inscrits dès la seconde édition, les Voiles de Saint-Barth brûlent les étapes pour prendre une place d’importance au sein du calendrier des régates de la mi-saison aux Caraïbes.

Idéalement positionnées entre la Heineken Regatta qui vient de clore son 31ème opus à Saint Maarten, et la Antigua Sailing week qui fêtera son 44ème anniversaire fin avril, les Voiles de Saint-Barth ont d’ores et déjà remporté une partie de leur ambitieux challenge. 20 Yachts avaient l’an passé tenté l’expérience. Ce chiffre est aujourd’hui plus que doublé et la magie du lieu ne demande plus qu’à opérer de nouveau pour les 400 et quelques marins venus du monde entier. Petite revue d’effectifs à moins d’un mois du début des festivités.

50 voiliers, dûment répartis en 5 classes équitables, seront donc du 4 au 9 avril prochain placés sous la houlette de Luc Poupon, directeur de course, dont le passé régatier et la parfaite connaissance des lieux offrent aux équipages des parcours variés, ventés et diversifiés, avec vue imprenable sur des paysages à couper le souffle. La Classe des Maxi Yachts, avec 6 unités aussi somptueuses que véloces sur l’eau, retient naturellement l’attention. Il a déjà été beaucoup écrit sur l’affrontement entre « Rambler 100 » à l’Américain George David, et « Leopard 3 » au Britannique Mike Slade. La première confrontation entre ces deux « Monstres », ainsi que l’Américain Ken Read, skipper de Rambler les qualifie, a tourné à l’avantage de ce dernier lors de la Caribbean 600, course offshore disputée en février dernier. Les Voiles de Saint-Barth et leurs parcours courts à la journée redistribuent totalement la donne pour ces dévoreurs d’océan et Ken Read devra solliciter à son maximum le talent de son équipage du Puma Ocean Racing pour s’offrir une seconde couronne à Saint-Barth. Une chose est sûre, la ligne de départ de cette classe, où figureront avec majesté les « Sojana » (Farr 115 pieds), « Highland Breeze » (Swan 112 pieds), « SPIIP » (CNB 86) et « Genuine Risk » (Dubois 97 pieds) sera un spectacle en soi à ne pas manquer.

Luc Poupon, sans anticiper naturellement sur les conditions météo, envisage pourtant dès à présent de lancer sur un parcours similaire et en ouverture de chaque régate, Maxi Yachts et multicoques. Quatre voiliers à deux ou trois coques figurent en effet au panneau des engagés, avec en tête de liste peut-être le redoutable catamaran de 66 pieds Phaedo très en vue lors de ses récentes sorties sur la Caribbean 600 et la semaine dernière à Saint Maarten où il s’est imposé lors de la Heineken Regatta. Le spectacle de multicoques volant littéralement sur la crête des longues vagues alizéennes constituera là encore une curiosité forte en émotion vélique.

Parrain de l’épreuve l’an passé, le célèbre photographe d’origine havraise Patrick Demarchelier, chantre de Saint-Barth depuis les années 70, revient naturellement cette année à la barre de son élégant Swan 45 « Puffy ». Il devra composer cette fois avec une flotte étoffée de 9 voiliers entrant dans la catégorie des Racing Yachts de 34 à 50 pieds. Il y retrouvera le marin d’Antigua James Dobbs, tenant du titre sur son J/122 « Lost Horizon. Dobbs évolue quasiment à domicile et s’illustre tout au long de la saison sur le circuit Caribéen. Swan, Grand Soleil, Santa Cruz et même un Class 40 au Sud-Africain Lenjohn van de Wel vont animer ce groupe. Les places sur la ligne seront d’autant plus chères qu’il leur faudra aussi composer avec 7 Racing Yachts de moins de 34 pieds, Requin, Open 750 Y Yachts et Bénéteau… tous habitu&eacut! e;s des régates locales et rompus à l’exercice des navigations bord à bord dans le souffle puissant des alizés.

C’est dans la catégorie des Racing Cruising, que l’on trouve le plus grand nombre d’entrants. 17 voiliers, des plus grands, Swan 60 « Fenix » au Britannique Richard Balding et X Yacht « Nix » au Suisse Nico Cortlever, aux véloces Bénéteau comme le 45 pieds « L’espérance », vainqueur l’an passé avec son propriétaire Robert Velasquez à la barre, seront au départ. La lutte entre Velasquez et le « régional de l’étape » Raymond Magras sur son « Speedy Nemo » avait en 2010 animé ce groupe très tonique et très international avec des immatriculations observées en France mais aussi en Suisse, Angleterre et Pays Bas.

Les Racing Yachts de 50 pieds et plus offriront sans gigantisme le meilleur de la course croisière. Vesper-Moneypenny à l’Américain Jim Swartz est l’expression portée à un haut degré d’excellence de ces voiliers de croisière équipés, gréés et armés pour la course. Sa confrontation avec les Farr 60 et 65 « Venemous » et « Spirit of Juno » promet force engagements à couteau tiré, sous le regard du Français Régis Guillemot qui engage dans cette catégorie son Pogo 40.

Ils sont eux aussi et dans un autre registre un véritable plaisir pour les yeux ; les Yachts « Classic » font partie du paysage nautique imaginé par les organisateurs. Au nombre de 3 cette année, les Classic présente notamment le 12 M JI « Kate » signé du Maître Alfred Mylne en 1906, et dont le gréement aurique gité sur la longue houle caribéenne constitue un régal à lui tout seul. Le Class W76 White Wings à l’Américain Donald Tofias régatera sans son sistership ; l’an passé, Tofias, dont les yachts ont amassé force trophées avec des victoires en Nouvelle-Angleterre, en Méditerranée et dans les Caraïbes, a gagné dans sa classe aux commandes de Wild Horses. Il barrera cette année White Wings à la tête d’un équipage “multi-nations” de 15 membres venus des Etats-Unis, de Saint-Barth, de Saint-Martin et d’Antigua.

Les 400 et quelques marins, leurs amis et familles se retrouveront chaque matin et chaque soir à terre dans l’ambiance décontractée et bon enfant du village des Voiles disposé Quai du Général De Gaulle à Gustavia. Musique « Live » chaque soir, animations culinaires par les chefs étoilés de l’île, projection des meilleures images des régates sur écran géant… tout est mis en place pour faire de cette semaine des Voiles de Saint-Barth un moment inoubliable.


A noter :

Jimmy Buffett pour parrain

C’est le chanteur américain de musique country/rock/pop né le 25 décembre 1946 à Pascagoula, Mississippi (États-Unis) qui est cette année le parrain des Voiles de Saint-Barth. Buffett est aussi compositeur, écrivain, acteur, producteur et homme d’affaires à succès. Sa chanson la plus célèbre est Margaritaville, composée en 1977. Ses concerts sont très populaires aux États-Unis. Depuis 1970, il a fait plus de 30 albums, et écrit quatre livres qui ont été des best-sellers. Amateur de voile et d’aéronautique, il aime naviguer dans les Caraïbes et possède une résidence à Saint-Barth.

Les Voiles de Saint Barth débuteront officiellement le lundi 4 avril 2011 par les traditionnelles procédures d’inscription, et l’inauguration du Village des Voiles Quai du Général De Gaulle à Gustavia.

Dès 13 heures le lendemain mardi 5 avril, la Direction de Course placée comme l’an passé sous la responsabilité de Luc Poupon lancera les épreuves sur des parcours riches et variés définis en fonction de la météo.

Le jeudi 7 avril sera la journée de relâche, consacrée au repos et à la convivialité entre les équipages et la population de Saint Barth, selon un programme particulièrement fourni et festif.

La grande soirée de clôture suivra la remise des prix le samedi 9 avril en soirée.

Les vainqueurs en classes Racing Racing/Cruising, Classic et Racing Multihulls, gagneront chacun une semaine de séjour dans une villa de luxe à Saint-Barthélemy.

Le meilleur de la classe Super Maxi Yacht repartira avec une prestigieuse montre haute technologie Richard Mille.