San Francisco

« Tiens bon la vague et tiens bon le vent et nous irons jusqu’à San Francisco ; hisse et haut. »

Les vagues il y en a vraiment peu, le vent est très très léger, nous n’irons pas à San Francisco, mais nous nous contenterons de passer au large de cette ville californienne poursuivant notre route vers le sud. La concentration est maximum pour faire avancer le bateau le plus vite possible dans la bonne direction. Les nerfs du skipper et de l’équipage sont mis à rude épreuve, car quelques dixièmes de noeuds font la différence et nous permettent de gagner à la fin de la journée des milles sur nos concurrents.

PS1. Dans l’après-midi de lundi, nous avons croisé à quelques 500 mètres un groupe de baleines se dirigeant vers le nord.

PS2. Dans la nuit de lundi à mardi, de nombreuses méduses fluorescentes étaient présentes sur notre chemin, ainsi que du plancton d’assez grande taille, lui aussi fluorescent.

PS3. Pendant ce même quart, nous avons entendu plusieurs dauphins conversés entre eux, probalement à propos de notre présence dans leurs eaux. La nuit étant tout à fait noire, nous ne les
avons pas vu.

PS4. Au changement de quart du matin, un groupe de dauphin est passé rapidement à proximité de notre bateau.

PS5. Un peu plus tard, nous avons traversé la chambre à coucher de phoques. Ils ne se sont apparemment pas réveillé, mais je soupçonne fort qu’ils ont tout de même ouvert l’oeil à notre
approche.

Dominique Hausser sur LMAX Exchange, mercredi 4 mai 2016 0000 TUC.