SEA, SUN AND SNIM

 

Les coureurs se sont battus jusqu’au bout de la rade de Marseille. Les régates de la Snim se sont courues aujourd’hui sous le soleil avec un vent de secteur ouest nord-ouest autour de 10 nœuds. Au-delà du bonheur de régater une dernière fois, les ultimes manœuvres ont parfois été déterminantes pour le classement. Et quand les bateaux viennent lécher le calcaire brut des îles de Riou, le spectacle est magique. Autant dire que les revanchards ne rateront pour rien au monde la 47ème Snim l’année prochaine !

 

Le suspense a tenu en haleine les 1500 équipiers de la Snim pendant 4 jours. Rien n’était joué avant le parcours côtier et la banane lancés en fin de matinée. Tous les bateaux sont allés chercher de l’air en rade sud, offrant des images inoubliables au public marseillais sur la Corniche. «Les conditions météo ont été très variées sur ces quatre jours. Du vent fort, du vent faible, de la pluie, du soleil. Si bien que les vainqueurs ne peuvent être que des marins confirmés », se félicite Bernard Amiel, le président de la Société Nautique de Marseille.

En IRC 1 et 2, la course de nuit a offert une belle bagarre : 32 bateaux ont fait un aller-retour entre Marseille et Porquerolles dans la nuit de samedi à dimanche. «Quand on navigue de nuit, c’est autre chose. C’est le retour de l’esprit d’aventure », commente Bernard Amiel qui a remis au goût du jour cette course nocturne qui avait disparu depuis 1997. A bord de son First 40.7 Spirit of Adhoc, Thierry Bouchard termine « sa » Snim en tête de l’IRC 2. La grande course lui a particulièrement réussi, grâce à un choix tactique payant sur le retour, au large de Cassis: s’éloigner de la côte pour aller traquer le moindre souffle d’air. « La course de nuit redonne ses lettres de noblesse à la Snim » estime Thierry Bouchard. « Cela renoue avec son passé historique. Je me souviens de mes premières participations à bord de Pollux ». Souvenirs souvenirs… François Pailloux se rappelle lui de sa première Snim remportée en 1976. Avec son équipe soudée et notamment sa fille Marine, il décroche aujourd’hui une nouvelle victoire à la barre du Farr 46 Belladona en IRC 1. « La taille des bateaux a beaucoup grandi en trente ans » analyse le skipper marseillais. L’envie de gagner elle est toujours aussi présente. A noter qu’en Classe 9.50, c’est Romain Vidal sur Jason qui a pris l’avantage sur Alain Bonnot, le président de la classe, à bord de Cinq Sens.