TeamWork lance une ambitieuse campagne pour la Transat 6,50

Deux voiliers portant les couleurs de l’entreprise genevoise TeamWork – parmi lesquels un prototype révolutionnaire – ont été présentés cet après-midi à Genève. Ils prendront le 25 septembre le départ de la Transat 6,50, une épreuve unique en son genre.

Genève, le 7 avril 2011 – L’année 2011 s’annonce intense pour l’entreprise genevoise TeamWork, qui engage deux voiliers dans la Transat 6,50 tout en poursuivant en parallèle son implication dans le circuit des Ventilo M2 et son ambitieux projet montagnard, qui consiste à permettre à ses employés de gravir les 82 sommets de plus de 4000 mètres des Alpes.

Après le voilier du genevois Etienne David, baptisé l’an passé par Stève Ravussin, c’est ce soir le prototype révolutionnaire de David Raison qui a eu les honneurs de la traditionnelle bouteille de champagne. Baptisé à la Société Nautique de Genève par Valérie Rey-Gorrez, ce bateau aux formes innovantes et peu habituelles a déjà largement fait parler de lui dans la presse spécialisée la saison dernière. Philippe Rey-Gorrez, qui a rencontré l’ingénieur breton lors d’une régate en 2010, a été séduit par sa démarche audacieuse et a décidé de la soutenir.

« Le projet de David Raison s’intègre parfaitement dans notre philosophie, et représente bien notre métier qui est également technologique. Il y a en effet une part de notre activité qui est basée sur la performance dans un environnement de connaissances acquises et maîtrisées, à l’image du bateau d’Etienne David. L’autre part peut se permettre l’innovation et une certaine prise de risque, en vue de favoriser les développements futurs, tout comme le nouveau TeamWork Evolution».

David Raison, qui est à la fois le concepteur, l’architecte et le skipper de son bateau, se réjouit d’aborder cette saison déterminante avec un partenaire aussi engagé que TeamWork. « C’est une réelle opportunité pour moi que de pouvoir mener ce projet à bien. J’ai déjà participé à deux éditions de la Transat 6,50, mais cette année pour la première fois, j’ai la possibilité de gérer l’ensemble des paramètres de ma préparation et de ma course sans concessions ».

David Raison a conçu son voilier en faisant fi de tous les aprioris, sans s’imposer de tabous et en reprenant la démarche du design à zéro. Les résultats de ses diverses simulations l’ont amené à dessiner une carène très particulière, dotée d’une étrave excessivement volumineuse et incongrue, qui a pour effet d’améliorer la puissance et les performances du bateau.

Engagé dans l’écurie TeamWork depuis un an, Etienne David est très satisfait de voir arriver David Raison à ses côtés. Le fait de préparer la Transat 6,50 avec un coéquipier favorise les échanges ainsi que le partage d’expériences et de compétences. « Nous partons tous les deux avec des objectifs ambitieux. J’ai une bonne expérience de régatier mais je suis novice en solitaire, alors que David connaît déjà les difficultés de l’épreuve, mais il va être amené à gérer un bateau qui doit encore être éprouvé à plusieurs niveaux.»

Si le point d’orgue de la saison 2011 est la Transat 6,50, les deux autres projets de TeamWork – le Ventilo M2 et l’ascension des 82 sommets de plus de 4000 mètres des Alpes – continuent à faire partie des objectifs de la société. Antoine Thorens et son équipage de jeunes régatiers vont tenter de revenir dans les cinq meilleurs du classement annuel des catamarans M2, tandis que le guide de montagne Christophe Bressand projette de nombreux sommets, parmi lesquels le Mönch en début de saison, ou encore le Gross Fiescherhorn, l’Hinter Fiescherhorn, le Gross Grunhorn ou encore le Mont Rose. La traversée des Grandes Jorasses est également envisagée si les conditions le permettent.