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THOMAS RUYANT VAINQUEUR DE LA SECONDE ETAPE ENTRE FUNCHAL ET BAHIA

22.10.09THOMAS RUYANT VAINQUEUR DE LA SECONDE ÉTAPE ENTRE FUNCHAL ET BAHIA EN PROTOTYPE ET PROBABLE VAINQUEUR DE LA CHARENTE-MARITIME/BAHIA TRANSAT 6.50 

Thomas Ruyant (Faber France) vient de couper la ligne d’arrivée de la seconde étape de La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50. Il a parcouru Funchal/Bahia en 18 jours 20 heures et 16 minutes à la vitesse de 6,92 nœuds de moyenne. 

Son temps de retard sur Bertrand Delesne (Entreprendre durablement) à Funchal était de 3h 00 mn 35 sec. Au top arrivée à Salvador de Bahia, Thomas compte 43 milles d’avance sur Bertrand Delesne. On peut estimer, avant l’arrivée de ce dernier, que Thomas Ruyant est le vainqueur de La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 2009.

Son temps cumulé sur les deux étapes est 24 jours 23 heures et 38 minutes à la vitesse moyenne de 7,14 nœuds.

 Premières déclarations de Thomas Ruyant

« Manger des fruits et dormir sur le ventre »

Quelques petits sauts de cabri, un chapeau du carnaval de Dunkerque sur le crâne, en larmes, Thomas Ruyant (Faber France) a fait une entrée remarquée dans la Marina de Bahia. Devant la meute de journalistes dans un grand sourire il a commencé : « Je n’aime pas trop et ne sais pas parler dans ces moments là. Ce fut une immense émotion quand j’ai franchi la ligne d’arrivée. Un grand moment de bonheur. »

Une caïpirinha plus tard, Thomas toujours ému racontait sa course : « La différence ça fait deux ans qu’elle se fait. Deux ans de travail pour arriver à ce résultat. Nous sommes restés au contact avec Schipman et Delesne, ce fut vraiment sympa. On se parlait à la VHF. Mais qu’elle est dure cette transat. Traverser l’Atlantique sur de pareilles cagettes ce n’est vraiment pas évident. »

Et de confier : « Je parlais tous les jours à mon bateau. Je connaissais ses qualités et ses défauts. Il a répondu à toutes mes attentes. Je me suis vraiment mis dans le rouge dans le pot au Noir. J’étais sans cesse à la barre en me disant, après il y aura du près tu pourras te reposer. Je n’ai vraiment rien lâché. Je mettais parfois même sous les grains le spi. C’est là que petit à petit j’ai creusé l’écart. Ensuite, j’ai fait de la vitesse en barrant un maximum.»

On lui apporte fruits et « caï ». Il déguste : « C’est ça qui manque. La nourriture. Que c’est bon. Là tout de suite j’ai envie de bien manger de retrouver la famille, les amis et… de dormir sur le ventre. »