Une solution alternative pour Hugo Boss

Il a fallu vingt-quatre heures pour répondre à la situation inédite provoquée par l’opération d’Alex Thomson. Vingt-quatre heures pour recueillir les avis des différents protagonistes concernés, trouver une solution consensuelle qui devrait faire jurisprudence…

La situation inédite déclenchée par l’appendicectomie d’Alex Thompson a obligé organisateurs, coureurs et membres du jury à travailler ensemble à une solution concertée.

Une démarche initiale auprès du jury

Le format d’une course au large peut donc se retrouver bouleversé par quelques centimètres de boyaux. Il était en effet difficilement concevable que le bateau d’Alex reste à quai à l’issue d’un chantier considérable effectué depuis le début de l’année 2010. En vertu de quoi, l’équipe d’Hugo Boss engageait une démarche auprès du jury international de l’épreuve. Objectif : obtenir l’accord des juges pour que le bateau parte avec le remplaçant d’Alex Thomson et que celui-ci puisse reprendre sa place quand il sera rétabli. Seule difficulté : autant le cas inverse (remplacement d’un skipper en cas de problème physique) était prévu dans les règles, autant ce cas de figure n’était pas évoqué. Dès lors, le jury ne pouvait statuer sur une règle qui n’existait pas.

Un vote pour créer une règle

Il devenait donc de la responsabilité de l’organisation de travailler à la création d’une règle spécifique. A l’initiative de la direction de l’épreuve, un vote était donc organisé auprès des skippers pour autoriser l’adjonction de cette nouvelle règle, vote qui recueillait une très large majorité. Dès lors, le jury pouvait statuer et autoriser Andy Meiklejohn à partir avec un nouvel équipier en attendant l’accord médical pour qu’Alex Thomson rejoigne la course. Le Néo-Zélandais prendra donc le départ demain, 31 décembre à 13h, en compagnie du navigateur Hollandais Wouter Verbraak, âgé de 35 ans.