de l’Italie à la Croatie

Fleur de Passion est arrivé en Croatie sain et sauf, mi-octobre. Après environ un mois passé en Sicile et le long de la côte adriatique en Italie, nous arrivons maintenant dans la zone la plus primitive de l’expédition pour l’année 2009… Les vidéos et photos seront prochainement en ligne.

En attendant, voici un aperçu de ce qu’il s’est passé ces dernières semaines :

Dans les Iles Eoliennes, nous nous sommes consacrés à un des sujets les plus importants de l’expédition cette année : le rôle des océans dans le changement climatique. L’histoire de ces îles remonte à la nuit des temps. La tectonique des plaques a créé un gouffre dans la mer Tyrrhénienne, libérant ainsi une masse de magma en fusion qui s’est durcie pour former un piton volcanique s’élevant à 1000-3000m du fond marin.  Seule une infime proportion émerge au-dessus de l’eau pour former des îles. Les plus anciennes d’entre elles sont Panarea, Filicudi et Alicudi. Les plus jeunes, qui sont encore en activité aujourd’hui, sont Vulcano et Stromboli. Les éruptions se sont succédées au cours des millénaires, donnant lieu à& nbsp;une variété de phénomènes. Celui que nous avons particulièrement observé est l’évent hydrothermal, un geyser sur fond marin faisant jaillir continuellement une eau minéralement riche et ultra chaude. Des évents comme ceux-ci abritent souvent une communauté diversifiée d’organismes.

L’activité volcanique rend cette région intéressante pour les scientifiques qui étudient les effets du changement climatique sur les océans : l’eau de ces zones est plus chaude et plus acide que celle des mers voisines. En observant les conditions locales nous pouvons obtenir des indications sur l’évolution des mers dans les prochaines années.

 Nous avons également visité les Iles des Cyclopes et ses aires marines protégées. Nous avons plongé dans différentes zones et fait des transects vidéo comparatifs pour observer les différences entre les aires qui bénéficient de niveaux de protection différents. 

 Pendant notre séjour dans le sud de l’Italie, nous avons connu des conditions météorologiques inhabituelles. A un moment, le bateau a même frôlé un typhon.

En entrant dans la mer Adriatique, nous nous sommes arrêtés à Brindisi et visité l’aire marine protégée de Torre Guaceto. Nous avons rencontré des scientifiques qui nous ont expliqué pourquoi les aires marines protégées nécessitaient une bonne gestion pour être vraiment efficaces. Nous avons également participé à la remise en liberté de quelques tortues de mer.

plus d’infos sur www.antinea-foundation.org