Le temps compensé a de beaux jours devant lui

Donnez votre avis sur l’évolution de la jauge par le biais du sondage ici et gagnez peut être l’un de ces 20 prix (tirés au sort parmi les participants au sondage).

La jauge SRS a fêté son 10e anniversaire en 2016. Pour marquer le passage à l’âge de raison, son papa Yorick Klipfel lui offre un sondage auprès de ses membres. Skippers s’associe à la démarche, et vous propose de remporter des lots en échange de votre participation.

« Le temps réel est une ode à la médiocrité », un diagnostic sans appel pour Yorick Klipfel, président de la commission technique de la jauge SRS depuis sa création en 2006. « La voile est une affaire de bourses » (au propre comme au figuré pour ceux qui n’auraient pas compris), poursuit-il. C’est justement pour apporter une réponse à l’escalade technologique et à l’absence de rating existant adapté au contexte des lacs suisses que le système SRS a vu le jour. « On a voulu remettre tout le monde à égalité, du pur socialisme. Le plus dur consistait à en faire accepter les principes », relate Yorick qui n’a pas sa langue dans sa poche. Et de poursuivre : « Le paradoxe est que lorsque vous interrogez les propriétaires de bateaux, 80 % estiment être désavantagés par la jauge et dans le même temps, 80 % estiment faire partie des 15 % de meilleurs navigateurs ». Alors évidemment, créer un outil de comparaison qui mette à égalité des bêtes de course avec des rafiots
plus modestes a de quoi blesser l’ego, surtout lorsqu’on l’on s’incline avec son pur-sang.

On n’interdit rien, on quantifie

« En Suisse, nous conjuguons une concentration de chantiers, d’architectes et de propriétaires qui nous offre des possibilités folles. Dès lors, il aurait été dommage de brider l’innovation », précise Yorick Klipfel qui depuis dix ans travaille à améliorer son algorithme. « Je pense que nous sommes arrivés à 95 % de ce que nous pouvions faire en termes de calculs pour améliorer la jauge, mais j’avoue qu’il suffit d’une bonne discussion autour de quelques bières avec d’autres navigateurs pour générer de nouvelles idées », concède-t-il. Mais alors, quel futur pour cette jauge à horizon 2026 ?

Avec 900 bateaux actifs chaque année et plus de 2000 bateaux recensés (contre 7000 en comparaison pour l’IRC), SRS a sans aucun doute de beaux jours devant lui. En plus d’être utilisé sur le Léman, il est adopté par la Région 2 et la Région 4 et pourrait donc avec le temps s’étendre à d’autres plans d’eau. Du côté des multicoques, Yorick caresse l’idée de leur offrir un jour un temps compensé, mais les obstacles restent très politiques. Quant au foiling, même si pour l’heure les bateaux volants n’ont pas falsifié les calculs de SRS, leur multiplication et l’innovation constante pourraient un jour bien contraindre la jauge à créer une classe à part… mais nous n’en sommes pas là. Donc, pour aider SRS et Yorick à améliorer les 5 % de calculs restants, Skippers s’associe au sondage de SRS que vous pouvez remplir sur notre site Skippers.ch. Quelques lots seront même tirés au sort pour récompenser ceux qui auront consacré quelques minutes de leur temps pour aider Yorick Klipfel à rendre justice au monde lacustre.