
Les navires publics électriques qui transporteront les passagers dans la rade de Lorient, au printemps 2012, ont utilisé le logiciel SSD. © Stx Europe in collaboration with SDI

« Le liège est un formidable isolant thermique et phonique, c’est une solution écologique pour remplacer le sandwich mousse-PVC. Sur Cork, on va aussi utiliser des vernis sans composants organiques volatiles, des système électriques à faible émission électromagnétique », souligne Antonio. Des solutions existent bel et bien, les professionnels du secteur du grand yacht cherchent à les utiliser. Le chantier CNB et le laboratoire haute technologie du groupe Bénéteau explorent actuellement des matériaux de substitution au teck.
Foisonnement d’idées
Avec Antonio, le groupe travaille sur des colles et mastics, des peintures et des vernis non toxiques. « La clientèle n’est pas forcément au fait que des matériaux moins polluants existent. C’est à nous de faire que leur projet sera le même en plus écologique », explique Antonio. Même son de cloche de la part de l’architecte Marc Van Peteghem, passionné par le sujet. « Je suis persuadé que ça va bouger. Il faut juste encore un peu de temps, et chercher à faire des bateaux plus simples, peut-être moins clinquants. Avec Franck Darnet, nous avons dessiné un catamaran à moteur de 80 pieds utilisant comme source d’énergie principale une pile à combustible à hydrogène. Mais ce n’est qu’un projet ! ». Des idées et des projets, donc, il y en a. Comme ce nouveau concept de navire de croisière écologique à voile, Eoseas, visant à réduire de 50% les émissions de Co2. Gaz naturel pour faire fonctionner le générateur, récupération de l’énergie du traitement des déchets, recyclage de l’eau, récupération de l’eau de pluie, carène à coussin d’air… Des innovations étudiées pas STX et SDI qui, peut-être, pourront servir dans un avenir proche à la grande plaisance privée. Beaucoup de solutions existent, architectes et constructeurs cherchent à les adapter, le cap vers le développement durable est bel et bien pris.

Lorient’s electric-powered passenger vessels (spring of 2012) use SSD software. © Stx Europe in collaboration with SDI

“Cork is a terrific heat insulator and soundproofing material, as well as being an ecological solution to replace foam-PVC sandwich. On Cork, we’re going to use varnishes which don’t contain volatile organic compounds and electrical systems with low electromagnetic emissions”, explains Antonio. There are already solutions out there and professionals in the superyacht sector are eager to use them. CNB shipyard and the Bénéteau group’s high-tech laboratory are currently exploring materials which are a substitute for teak..
A wealth of ideas
With Antonio, the group is working on non-toxic glues, fillers, paints and varnishes. “The clientele isn’t necessarily aware that less polluting materials exist. It’s up to us to make sure their projects achieve the same results, but in a more ecological manner”, explains Antonio. It’s the same scenario for the architect Marc Van Peteghem, who is also passionate about the subject. “I’m convinced that things will change. It’ll just take a little more time and we must seek to make simpler and maybe less flashy boats. Together with Franck Darnet, we’ve designed an 80-foot motor catamaran using a hydrogen fuel cell as the main source of energy. However, that’s just one project!” Ideas and projects are around then. Further examples of this include a new concept of ecological cruising yacht, Eoseas, which aims at reducing Co2 emissions by half. Natural gas to operate generators, waste treatment as energy source, recycling rainwater, a layer of air on the hull below the waterline… Such innovations studied by STX and SDI could perhaps be used in the near future in private luxury yachts. There are a number of solutions already, and architects and builders are seeking to adapt them, so a course has already been set for sustainable development.

