En toute modestie et sans excès de chauvinisme, le Tour de France à la Voile est aussi, un peu, le Tour des Suisses. 40 éditions et 30 participations helvètes au compteur : le record de présence pour une nation étrangère.

Train d’enfer

Le feu sur l’eau
Du côté des leaders justement, ils étaient beaucoup plus nombreux que lors des précédentes éditions à s’aligner avec des projets « gagnants », à l’image du vainqueur, le team Fondation FDJ – Des pieds et des mains et de son co-skipper Damien Seguin (médaillé d’or paralympique en 2014 et 2016). Lui qui était 19e des éditions 2015 et 2016 se retrouve aujourd’hui sur la première marche : « On a tout revu, du plafond au sous-sol, a déclaré ce dernier. L’équipage a été complètement renouvelé et nous avons mis en place des entraînements dès le mois de février. Le budget était plus élevé, le bateau neuf. Force est de constater que ça a très bien marché ! » Avec un programme de 75 jours de navigation en amont et le recrutement de Damien Iehl (déjà triple vainqueur du Tour de France) et de Benjamin Amiot (ex-Spindrift) bien connu sur le circuit D35, FDJ s’est donné les moyens de ses ambitions. D’autres pointures pouvaient également prétendre au titre comme Teva Plichart avec Trésors de Tahiti (2e), Sofian Bouvet sur SFS (4e), Thierry Douillard avec Oman Sail (5e), Quentin Delapierre de Team Lorina Limonade (6e), vainqueur l’an passé, ou encore Matthieu Souben avec Vivacar.fr (7e) et Billy Besson du Team Occitanie Sud de France… la liste n’est pas exhaustive.

La déception de Stamm

