Photos | Yves Ryncki
Nicolas Anklin et Nicolas Kauffmann, vainqueurs de l’édition 2016 des 5 Jours, ont fait une course mémorable. Le duo a mené l’épreuve de bout en bout sans relâchement, malgré des attaques incessantes de leurs poursuivants.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les meilleurs régatiers romands y reviennent chaque année. « C’est presque une drogue », a même confié Hubert Telfser, président du comité de course. « Ceux qui y ont gouté une fois peinent à ne pas revenir ».
Ouverte à tous, elle demande une sérieuse expérience et un bon niveau pour imaginer s’imposer. Comme pour la Solitaire Bompard – Le Figaro, les bizuths peuvent difficilement envisager un résultat. Les premières places sont presque toujours trustées par des aficionados. Avec leur douzaine de participations à eux deux, Nicolas Anklin et Nicolas Kauffmann ont confirmé ce qui semble s’imposer comme une règle depuis plusieurs années.
Ce qui restera

Le petit temps et la chaleur ont aussi marqué cette édition. Certaines années, la flotte a pu rencontrer des orages quotidiens et traverser des nuits froides et humides. Les 5 Jours 2016 ont été plutôt cléments de ce point de vue, avec un seul grain – de pluie et de grêle – le mercredi soir. Les marins ont donc dû composer avec des airs faibles à modérés et un soleil de plomb. Un paramètre qui a rendu le sommeil de jour difficile, au vu de la fournaise qui a régné dans les cabines. En ne dormant que la nuit, à tour de rôle, les heures de repos ont au final été assez limitées. Et pour supporter la canicule, la plupart des régatiers se sont souvent baignés pour tenter de se rafraîchir, et profiter de contrôler leur carène.
D’ici et d’ailleurs

Sandro et Christa Kuster sont même venus même d’outre-Sarine. « C’est la troisième fois que nous participons, mais le Léman reste toujours aussi complexe », relève Christa. « Nous commençons à saisir certaines situations, mais quand il y a peu de vent, on peut avoir un concurrent à 50 mètres qui s’échappe sans qu’on ne puisse rien faire. »
En attendant la 25e
Cet engouement externe est bien sûr très apprécié du comité d’organisation, qui ne cache pas son rêve de voir s’inscrire une ou deux stars. « Evidemment, pour la 25e l’an prochain, ce serait super de pouvoir faire venir un équipage français réputé », a confié Pierre Fayet, président de l’épreuve depuis cette édition. En effet, le Cercle de la voile de Vidy s’apprête à fêter le quart de siècle de cette course qui n’a cessé de prendre du grade au fil des ans. Les meilleures années ont vu jusqu’à 40 inscrits, un nombre que le comité a décidé de fixer comme limite raisonnable pour conserver une organisation à taille humaine. Et comme les anniversaires sont toujours un bon prétexte, il n’est pas exclu de voir arriver en juillet prochain des anciens qui décident, pour l’occasion, d’en refaire une petite, juste pour la route.